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Fiche technique :

Réalisation et scénario : Lucas Belvaux - Scripte : Leenda Mamosa - Chef décoratrice : Frédérique Belvaux - Ingénieur du son : Henri Morelle - Compositeur : Riccardo Del Fra - Production et distribution France : Diaphana Films

Avec :

Yvan Attal (Stanislas Graff ), Anne Consigny (Françoise Graff), André Marcon (André Peyrac), Françoise Fabian (Marjorie), Alex Descas (Maître Walser ), Michel Voïta (le Commissaire Paoli), Gérard Meylan ( le Marseillais), Maxime Lefrancois (Bertaux), Christophe Kourotchkine (Jean-Jacques Garnier), Sarah Messens (Véronique) Lucas Belvaux débute comme comédien avec, en 1981, Allons z'enfants d'Yves Boisset. Il enchaîne ensuite plusieurs films et téléfilms. Citons Poulet au vinaigre de Claude Chabrol et Hurlevent et Jacques Rivette en 1984, puis, en 1986, Désordre d'Olivier Assayas, en 1992 Madame Bovary de Claude Chabrol et en 2009 L'Armée du crime de Robert Guédiguian. Au début des années 90, Lucas Belvaux passe également derrière la caméra, tant pour la télévision que pour le grand écran. Après Parfois trop d'amour en 1991, il réalise Pour rire (1996), en 2002 la trilogie Un couple épatant, Cavale et Après la vie, et en 2006 La Raison du plus faible.Stanislas Graff, un homme puissant du monde des affaires, est enlevé devant chez lui. Il supporte stoïquement toutes les humiliations physiques et psychiques et ne comprend pas pourquoi les siens ne paient pas la rançon exigée pour sa libération. C'est que l'enquête policière et journalistique qui suit, révèle tous les secrets de sa vie privée à ses proches comme au public. On découvre alors un homme avec une double, voire triple vie, une maîtresse, des dettes de jeu et tout ce qui va avec. Quand il est finalement libéré, il a perdu non seulement sa position et l'estime des collègues, mais surtout l'amour des siens. Le scénario est inspiré de faits réels, l'enlèvement du baron Empain en 1978, libéré après 63 jours de captivité. Lucas Belvaux a renoncé à recréer l'univers d'il y a 30 ans, ce qui n'aurait rien apporté à l'intrigue. Pas contre, le baron Empain, même s'il ne veut pas s'exprimer sur le film, a confirmé que celui-ci est assez fidèle à ce qu'il a vécu à l'époque. Et c'est cette proximité de la réalité qui fait que l'histoire nous fait froid dans le dos car, du coup, on ne peut pas se rassurer en se disant qu'il ne s'agit que de fiction. Dans son ancienne position, Graff agit comme un fauve dans la jungle financière de notre société dont Belvaux décortique toute la cruauté cynique. Séquestré, au contraire, l'ancien homme de pouvoir se montre d'une grande dignité face à la barbarie de ses geôliers. Démuni de tout, surtout de toute information qui l'aiderait à comprendre, il résiste pourtant à être réduit à une pure marchandise et reste d'une humanité inaliénable. Belvaux ne juge pas. Il ne dénonce pas le comportement peu flatteur du businessman, il n'appuie pas sur l'empathie ou la compassion envers l'otage. Il décrit les méandres du face à face douloureux des deux à l'intérieur du personnage. On dit de la culture que c'est ce qui reste quand on a tout oublié. On pourrait se demander de la même façon ce qui reste de la valeur d'une vie humaine quand on a perdu tout ce qu'on s'était construit pour signifier cette valeur.(Waltraud Verlaguet)

Rapt

France, 2009, 125min.

Réalisation : Lucas Belvaux

Biographie :

(Stanislas Graff ), Anne Consigny (Françoise Graff), André Marcon (André Peyrac), Françoise Fabian (Marjorie), Alex Descas (Maître Walser ), Michel Voïta (le Commissaire Paoli), Gérard Meylan ( le Marseillais), Maxime Lefrancois (Bertaux), Christophe Kourotchkine (Jean-Jacques Garnier), Sarah Messens (Véronique) Lucas Belvaux débute comme comédien avec, en 1981, Allons z'enfants d'Yves Boisset. Il enchaîne ensuite plusieurs films et téléfilms. Citons Poulet au vinaigre de Claude Chabrol et Hurlevent et Jacques Rivette en 1984, puis, en 1986, Désordre d'Olivier Assayas, en 1992 Madame Bovary de Claude Chabrol et en 2009 L'Armée du crime de Robert Guédiguian. Au début des années 90, Lucas Belvaux passe également derrière la caméra, tant pour la télévision que pour le grand écran. Après Parfois trop d'amour en 1991, il réalise Pour rire (1996), en 2002 la trilogie Un couple épatant, Cavale et Après la vie, et en 2006 La Raison du plus faible.Résumé :

Stanislas Graff, un homme puissant du monde des affaires, est enlevé devant chez lui. Il supporte stoïquement toutes les humiliations physiques et psychiques et ne comprend pas pourquoi les siens ne paient pas la rançon exigée pour sa libération. C'est que l'enquête policière et journalistique qui suit, révèle tous les secrets de sa vie privée à ses proches comme au public. On découvre alors un homme avec une double, voire triple vie, une maîtresse, des dettes de jeu et tout ce qui va avec. Quand il est finalement libéré, il a perdu non seulement sa position et l'estime des collègues, mais surtout l'amour des siens.Analyse :

Le scénario est inspiré de faits réels, l'enlèvement du baron Empain en 1978, libéré après 63 jours de captivité. Lucas Belvaux a renoncé à recréer l'univers d'il y a 30 ans, ce qui n'aurait rien apporté à l'intrigue. Pas contre, le baron Empain, même s'il ne veut pas s'exprimer sur le film, a confirmé que celui-ci est assez fidèle à ce qu'il a vécu à l'époque. Et c'est cette proximité de la réalité qui fait que l'histoire nous fait froid dans le dos car, du coup, on ne peut pas se rassurer en se disant qu'il ne s'agit que de fiction. Dans son ancienne position, Graff agit comme un fauve dans la jungle financière de notre société dont Belvaux décortique toute la cruauté cynique. Séquestré, au contraire, l'ancien homme de pouvoir se montre d'une grande dignité face à la barbarie de ses geôliers. Démuni de tout, surtout de toute information qui l'aiderait à comprendre, il résiste pourtant à être réduit à une pure marchandise et reste d'une humanité inaliénable. Belvaux ne juge pas. Il ne dénonce pas le comportement peu flatteur du businessman, il n'appuie pas sur l'empathie ou la compassion envers l'otage. Il décrit les méandres du face à face douloureux des deux à l'intérieur du personnage. On dit de la culture que c'est ce qui reste quand on a tout oublié. On pourrait se demander de la même façon ce qui reste de la valeur d'une vie humaine quand on a perdu tout ce qu'on s'était construit pour signifier cette valeur.

Waltraud Verlaguet

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