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Fiche technique :

Réalisation :Réalisation, scénario et dialogues : Murali K. Thalluri ; Photo : Nick Matthews ; Musique : Mark Tschanz ; Son : Leslie Schatz, Francis Lindsay ; Production : M2 Entertainment

Avec :
; Production : M2 Entertainment

2h37 (Two Thirty 7)

Australie, 2006, 93min.

Réalisation : Murali K. Thalluri

Biographie :

Murali K. Thalluri (d'origine indienne) est né en Australie en 1984. Ce très jeune cinéaste nous livre ici son premier long métrage.
Affecté par un problème de rein depuis l'enfance, blessé à l'oeil depuis l'adolescence, ces problèmes médicaux ressurgirent en même temps, quelques mois après le suicide d'un ami. Très affecté par cette disparition, hanté par une vidéo qu'il reçut quelques jours plus tard où son ami lui confessait les raisons qui le pousseraient à commettre l'irréparable, Murali K. Thalluri sombra à son tour dans la dépression. Au lendemain de sa tentative de suicide, il repensa à son rêve d'enfant de réaliser des films et prit alors la décision de s'y consacrer sans relâche. Il s'attacha alors à réunir toutes les conditions nécessaires à la réalisation de son premier film. Dans l'espoir d'en faire une oeuvre, qui en plus de sauver sa vie, en sauverait beaucoup d'autres. Aujourd'hui le résultat de ces efforts est 2h37.

Résumé :

2h37 : le corps d'un adolescent est découvert dans les toilettes du lycée. Un vaste flash back nous fait remonter le temps au début de la journée et suivre le quotidien de six lycéens : lequel a-t-il pu choisir de se donner la mort ?

Analyse : On pense tout de suite à Elephant, dans ces premières images de lycée (longs couloirs, escaliers...) et de lycéens, bien que la scène introductive nous fasse assister à la découverte d’un suicide et non à des meurtres. Effectivement Murali K. Thalluri va procéder comme Gus Van Sant en suivant plusieurs personnages dont les trajectoires vont se croiser et donner lieu à des retours en arrière nous permettant d’assister à la même scène reprise d’un autre point de vue. Mais un autre procédé se mêle à celui-ci : des portraits en noir et blanc des différents personnages, où chacun parle de lui-même et de sa manière de voir l’avenir. Cela nous permet d’entrer plus profondément dans l’intériorité de ces adolescents et de mieux comprendre leur mal-être qui pourrait éventuellement les conduire à se donner la mort. Mais le suspense dure jusqu’au bout, jusqu’à nous faire assister au suicide d’un des lycéens. Cette longue scène paraît interminable et à la limite du soutenable. C’est dommage car le reste est très bien agencé pour nous faire pénétrer dans la mentalité de ces jeunes gens et comprendre leurs problèmes.

Maguy Chailley

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