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Fiche technique :
 - Scénario, David Scarpa - Image, Dariusz Wolski - Montage, Claire Simpson - Musique, Daniel Pemberton - Distribution France, Metropolitan Filmexport. 

Avec :
Christopher Plummer (John Paul Getty), Mark Wahlberg (Fletcher Chase), Michelle Williams (Abigail Harris), Charlie Plummer (Paul Getty III), Romain Duris (Cinquanta)

Tout l'argent du monde (All the money in the World)

Etats-Unis d'Amérique, 2017, 135min.

Réalisation : Ridley Scott

Biographie :

Le Britanique Ridley Scott, né en 1937, pensait suivre la tradition militaire familiale, mais son officier de père l'encouragea à exploiter ses dons artistiques. Expression graphique, design, publicité le conduisirent à la réalisation cinématographique (premier long métrage sur grand écran en 1977, Duellistes, primé à Cannes). Ses très grandes réussites, parmi d'autres bien moindres, jouissent d'un exceptionnel impact visuel, qui s'exprime volontiers dans la science-fiction, mais pas seulement : Alien, le 8° passager (1979), Blade Runner (1982), Thelma et Louise (1991) sont de l'Histoire du cinéma. Tout l'argent du monde est son 25° long métrage.

Résumé :

En 1973, Paul Getty III, 17 ans, vit à Rome avec sa mère séparée du fils Paul II de John Paul Getty, l'homme le plus riche du monde. Il est kidnappé : l'énorme rançon demandée oblige la mère à se tourner vers le grand-père, qui refuse de financer la mafia calabraise, mais lui envoie un 'fin limier' supposé l'aider à récupérer son fils. Cela n'ira pas sans angoisse et sévices.

Analyse :

L'histoire est véritable, et les adaptations introduites pour faciliter et agrémenter le récit laissent conforme l'essentiel : l'enlèvement et ses circonstances, le montant et l'évolution de la rançon, l'attitude du grand-père et les relations familiales, la 'revente' de l'otage, l'oreille coupée bien sûr, et la libération. J'avais pensé que les personnages de Fletcher Chase, le bizarre 'agent de sécurité' des Getty, et de Cinquanta, le brigand compatissant, avaient été fabriqués pour pimenter et humaniser l'histoire — même pas.

On peut trouver dans cette histoire touffue, narrée le plus simplement du monde dans sa continuité chronologique, quantité de niveaux d'intérêt et curiosité. Chaque spectateur fera son choix : le personnage de la mère, solide malgré tout, fortement campé par la remarquable Michelle Williams ; l'enracinement de la mafia dans sa société, impressionnant ; ou encore le grand-père, présenté généralement comme un avare sans cœur, mais qui explique tôt dans le film : "Ce n'est pas de devenir riche qui est difficile, c'est de l'être." On peut certes ironiser sur ce 'difficile' ; lui fait écho cependant l'incompréhension devant la situation, manifestée tout à tour par Fletcher, par les bandits, par la police : hypothèse d'une simulation par le jeune homme, refus de croire au refus du patriarche, dégoût devant ces jeux de riches étrangers.

Ridley Scott adopte ici un registre moins tonitruant que dans nombre de ses réalisations précédentes, mais la variété des personnages et des milieux et l'intensité du suspense, même pour qui a pu connaître la couverture médiatique de l'époque, font de ce film un spectacle prenant.

Jacques Vercueil

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