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Fiche technique :
 - Image, Julien Hirsch - Montage, Laurence Briaud - Décors, Thierry François - Accessoires, Hélène Rey - Costumes, Anaïs Romand - Musique, Philippe Schoeller - Distribution France, Studio Canal

Avec :
Louis Garrel (Robespierre), Olivier Gourmet (l'Oncle), Adèle Haenel (Françoise), Izïa Higelin (Margot), Laurent Lafitte (Louis XVI), Denis Lavant (Marat), Noémie Lvovsky (Solange), Céline Sallette (Reine Audu), Gaspard Ulliel (Basile)

Un peuple et son roi

France, 2018, 121min.

Réalisation et scénario :

Biographie :

Pierre Schoeller, né en 1961, a débuté comme scénariste de télévision et cinéma (par exemple L'Afrance, d'Alain Gomis, 2001). Il réalisa son premier long métrage pour le cinéma en 2008, Versailles ; le second sera L'exercice de l'Etat (2011) qui le fera connaître bien plus largement. Un peuple et son roi est donc son troisième, mais malgré leurs titres, les deux précédents n'y ont guère de rapport. La musique de tous ces films est due à son frère Philippe.

Résumé :

De la prise de la Bastille à la décapitation du souverain, quatre années d'histoire de France mises en décors, en costumes et en discours.

Analyse :

La promesse était alléchante : une période majeure de la Révolution française vue depuis la perspective inhabituelle des rapports entre les membres les plus éloignés l'un de l'autre dans la société d'Ancien régime, le roi et le peuple, au moment où la souveraineté bascule du premier au second. D'où pouvait surgir une interrogation : l'ancien souverain l'était-il aussi fictivement que le sera son successeur ? Sur ce point, Schoeller s'emploie à montrer au contraire combien la Révolution, dans ses avancées, ses audaces et ses excès, répondait à l'humeur populaire, notamment féminine, et piétinait souvent ceux qui se voulaient plus responsables et prudents. La fin du roi y apparaît comme un début.

Mais on restera sur sa faim. Certes, on partage des bribes du quotidien de la famille royale dans ces journées de défi et d'angoisse, et l'on côtoie quelques personnages des chaumières et des échoppes qui ne sont pas dans les livres d'histoire. Mais pour l'essentiel, on retrouve les caïds familiers, les Mirabeau, Robespierre ou Marat (tiens, très peu de Danton : l'ombre du grand Wajda est-elle si redoutable ?) et les déclamations retentissantes que tous nous avons entendues déjà. Ou bien est-ce là le point de vue d'un ancien qui fréquenta une école depuis longtemps obsolète ? C'est pourtant bien à un modèle désuet d'enseignement frileux que renvoie cette succession de tableaux et d'imagerie, où la beauté des mises en scène prime souvent sur leur signification : voyez ce champ doré que moissonne un petit peuple bien groupé devant la frondaison, tandis que passe au fond le carrosse de Varennes. Rendons donc hommage à la reconstitution visuelle des lieux, des objets et des tenues, ainsi qu'à une musique réussie où se font ouïr notamment Enfin v’la donc que le roi... et (sur l'air de Malbrough) Lou-is seiz’est en cage, deux chansons d'époque données a capella.

Jacques Vercueil

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  • Emission Ciné qua non du 17 octobre 2018 (M. Chailley, C. Bonnet et D. Nove-Josserand)

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