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Fiche technique :
 - Scénario et montage: Nathan Ambrosioni - Directeur photo : Raphaël Vandenbussche. Son: Laurent Benaïm - Compositeur: Matthew Otto - Production: Sensito film, TSF prod., Orage films - Distribution: Rezo films

Avec :
Noémie Merlant (Charlie), Guillaume Gouix (Vincent), Sébastien Houbani (Pierre), Jérôme Kircher (Le père).

Les drapeaux de papier

France, 2018

Réalisation : Nathan Ambrosiani

Biographie :

Voici le premier long métrage d’un adolescent autodidacte surdoué de 18 ans, amoureux du cinéma dès son plus jeune âge et vivant près de Grasse. Après ses premiers courts métrages d’horreur, il découvre Mommy de Xavier Dolan et élargit sa cinéphilie.

Résumé :

Vincent, 30 ans, sort de 12 ans de prison et trouve refuge chez sa jeune sœur. L'arrivée de ce frère tourmenté va bouleverser ses plans. Charlie, caissière, veut bien aider ce frère en perte de repères mais pas l'entretenir. Tous deux vont tenter de se reconnaître et de cohabiter. Pour Vincent, qui se bat avec ses démons, c'est un véritable parcours du combattant.

Analyse :

Inspiré d’un désir du réalisateur de se questionner sur la liberté et d’un article de Libération décrivant le portrait d’un prisonnier en fin de peine et le désarroi des détenus revenant sans préparation dans un monde qu’ils ne connaissent plus, le film, Prix du public au festival Premiers Plans d’Angers, présente une double dimension intime et sociale.L’auteur, qui a vécu une relation fraternelle forte avec sa sœur, centre sa narration sur les vicissitudes des retrouvailles de Vincent et de Charlie qui les bouleversent tous deux et se déploient sur le mode passionnel. Vincent, le « monstre » de la famille, en perte de repères, est submergé par ses colères. Charlie, qui rêve de devenir graphiste, est prête à l’aider mais il lui fait peur, tandis que leur père ne veut plus voir ni parler à son fils. Pour s’opposer à la morosité qui pouvait émaner de certaines séquences, le réalisateur a beaucoup travaillé les couleurs du film et sa caméra a suivi de près et souvent de très près les corps des deux protagonistes -ravissante et lumineuse Noémie Merlant - impressionnants d’authenticité. C’est vraiment une histoire simple, sans flash back, portée par des sentiments forts et vrais et tournée dans le milieu familier au réalisateur de l’entre Var et Alpes Maritimes.Il en résulte un film audacieux, prodigieux, génial, émouvant, bouleversant, criant de vérité, et servi par deux jeunes acteurs d’une grande pureté, fortement investis dans leur rôle et qui créent chez le spectateur une empathie folle avec eux.

Jean-Michel Zucker

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