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Yo, También

ça sert à quoi d'être normal ?
(Espagne 2009, 1h43)

Fiche technique :

Réalisation : et scénario : àlvaro Pastor et Antonio Naharro - Ingénieur du son Eva Valiño - Directeur artistique : Inés Aparicio - Compositeur : Guille Milkyway - Directeur de la photographie : Alfonso Postigo - Monteur : Nino Martínez Sosa - Distributeur France : Happiness

Avec :

Lola Dueñas, Pablo Pineda, Antonio Naharro

Biographie :

àlvaro Pastor, né en 1972 à Madrid. Après plusieurs courts-métrages (1998 Los dardos del amor, 2002 Uno más, uno menos, 2005 Invulnerable) et série télévision (2005 Ke no !), Yo tambien est son premier long-métrage.

Antonio Naharro, né en 1068 à Albacete, Espagne. Acteur, scénariste et diplômé de l'école de Thérapie Gestalt de Madrid. Il co-réalise en 2002 Uno más, uno menos avec àlvaro Pastor et joue dans Invulnerable réalisé par ce dernier.

Résumé :

Daniel, 34 ans, travaille dans un centre social où il fait la connaissance de Laura. Leur amitié se fait instantanément. Mais Daniel est différent : il est trisomique, et pourtant diplômé. Leur amitié devient du coup l'objet de toutes les attentions au travail et dans leurs familles, car finalement chacun a du mal à accepter les personnes au-delà de l'image qu'elles renvoient. La situation ne manque pas de se compliquer quand Daniel tombe amoureux de Laura dont on finit par découvrir la blessure enfouie. Refusant de se plier aux convenances sociales, les deux inventent une forme insolite de solidarité émotionnelle.

Analyse :

Le sujet est délicat. Le risque était grand de tomber dans des clichés ou du voyeurisme. Le réalisateur s'inspire de la propre vie du comédien, Pablo Pineda, un jeune trisomique qui s'exprime parfaitement et possède un grand sens de l'humour. Il réussit à garder la juste distance entre le spectateur et les personnages du film par des séquences proches du documentaire et une réflexion sur ce que signifie « être différent », une question lancinante pour tous les adolescents du monde, y compris les grands ados que sont les adultes.

Et fait, faut-il que « moi aussi » je sois « comme tout le monde » ? La justesse émotionnelle, sans verser dans la mièvrerie ou la naïveté, permet à chacun de rentrer dans cette quête d'un soi réconcilié.

(Waltraud Verlaguet)