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XVIe Festival chrétien du cinéma à Montpellier

"Souriez, s'il vous plaît..." - Annexe: les différents films du Festival


Le chat du rabbin
De quoi sourit-on ?
Grâce aux questions du chat à son maître, on met à distance les traditions et les diktats des religions, particulièrement judaïsme et islam. Ce chat qui parle utilise une rhétorique très juive et prend son interlocuteur à son propre piège en l’acculant à ses propres contradictions. C’est donc des dogmes et des rituels figés que l’on se moque, ainsi que de la naïveté de celui qui croît pouvoir trouver quelque part un lieu où il sera accueilli sans qu’on tienne compte de sa différence (de couleur, d’origine etc.). En ce sens le film est à la fois très œcuménique (beaucoup de points communs aux religions, rejet du fanatisme aveugle) et très pessimiste (persistance du fanatisme…)
Quels procédés ?
Faire tenir par un chat des discussions théologiques…
Personnages caricaturaux et stéréotypés
Mésaventures quasi clownesques durant le voyage en Afrique
Contrepoint musical aux moments les plus dramatiques.

Les femmes du 6° étage
De quoi sourit-on ?
Des comportements de la bourgeoisie des années 50 vis-à-vis des domestiques immigrées (espagnoles)
Procédés ?
Contraste entre le patron (Lucchini) avec son air bien rangé et solennel et ce qu’il va découvrir grâce aux Espagnoles. Personnages presque caricaturaux dans leur manière d’être et leurs conversations (le père, la mère, les enfants, les amies de la mère). Mais cette 'caricature' ne sombre pas dans les excès.
Le ballet des Espagnoles aidant Maria le premier jour de son recrutement.
Le patron marchant solennellement dans l’église, portant ses gâteaux du dimanche comme le Saint Sacrement…

Good Bye, Lenin !
De quoi sourit-on ?
Des travers de la société communiste en RDA avant la chute du mur de Berlin. Mais aussi des travers de la société occidentale après la chute du mur.
Procédés :
Situations confinant à l’absurde comme la mère rédigeant des réclamations concernant l’inadéquation de ce que fournit le régime en fait de linge de corps ou de robes de grossesse. Décalage entre ce que montre l’environnement maintenant 'occidentalisé' et ce que peut en attendre la mère, se réveillant de son coma. Ce qui entraîne toutes ces mises en scène imaginées par le fils, par exemple les fausses émissions de TV et les 'actualités' truquées, la chasse aux produits alimentaires existant avant la chute du mur.

Le goût des autres
De quoi sourit-on ?
Des travers de tous ceux qui méprisent les autres qui ne partagent pas leurs goûts : non écoute, moqueries, intolérance.
Procédés :
Exagérations décoratives d’Angélique et son absence totale d’écoute des autres, ainsi que son comportement de mère-à-chien intolérante à ceux qui n’aiment pas se faire mordre…
– 'beaufitude' et inculture de Castella, son mari chef d’entreprise
– dialogues de sourds entre Castella et ceux qui se moquent de lui sans qu’il s’en rende compte
– dialogues entre le chauffeur de Castella et son garde du corps, qui montrent qu’ils sont aux antipodes l’un de l’autre : le naïf et l’hyper-méfiant.

Le Bal
De quoi sourit-on ?
De ces manœuvres d’approche et tentatives de séduction de tous ces hommes et toutes ces femmes, dans la situation si particulière d’un bal où les corps se regardent, se rapprochent et se touchent.
Procédés :
Mise en scène minutieuse typant chacun et chacune, en rapport étroit avec l’époque de l’histoire évoquée.

Le concert
De quoi sourit-on ?
De cette Russie post-soviétique qui a gardé des travers anciens accommodés à une modernité mafieuse. De ces russes à Paris se défoulant et se comportant comme des adolescents. En particulier de ce vieux juif et de son fils qui ne pensent qu’à leur petit commerce ; du 'manager' qui retrouve Maurice Thorez et parle devant une salle à moitié vide ; de ces musiciens saouls qui retrouvent leur dignité grâce à la musique.
Procédés :
Jeu d’acteur exagéré à la limite de la caricature. Comique de situation : les figurants loués pour une (fausse ?) manifestation à Moscou ; les tziganes envahissant l’aéroport ; l’obtention des visas ; le manager se retrouvant seul au restaurant 'Le trou normand' face à une danseuse orientale ; le vieux musicien juif et son fils arrivant en retard dans l’orchestre lors du concert…

Carnage
De quoi sourit-on ?
De ces apparences de bonne éducation et de cordialité qui se lézardent peu à peu sous nos yeux, faisant apparaître la vérité de chacun.
Procédés :
Chaque personnage est typé et différent des autres, d’où contraste comique entre le vendeur de casseroles et l’avocat d’affaires. Comique de situation : le crumble froid, la femme qui vomit sur les livres d’art, la sonnerie obsédante du portable de l’avocat, l’inconscience de celui-ci parlant devant ses hôtes de problèmes professionnels qu’il vaudrait mieux ne pas révéler, cynisme de l’avocat dans ses conversations professionnelles, coup de téléphone de la mère du vendeur de casseroles, le portable jeté dans le vase de fleurs…

Zelig
De quoi sourit-on ?
De la propension de chacun à vouloir être conforme à la norme, au modèle social dominant.
De l’engouement des médias pour des personnages étranges qu’ils utilisent à leur profit.
Procédés :
Montrer jusqu’à l’absurde comme cette propension fait de Zelig un caméléon qui 'devient' physiquement identique aux autres et aura beaucoup de mal à se défaire de son mimétisme. D’où toute une série de situations abracadabrantes.
Faire parler de Zelig par des personnalités contemporaines connues, comme si Zelig avait vraiment existé et avait été vraiment un phénomène de société, monté en épingle par les médias. D’où un film qui adopte la forme d’un documentaire…
Mélange de vraies et fausses images d’archives.

La gloire de mon père
De quoi sourit-on ?
De l’admiration naïve d’enfants face aux adultes et de leur crédulité amoureuse. Des conceptions enfantines de la naissance. De la laïcité un peu rigide d’un instituteur du début du 20° siècle et de ses échanges verbaux avec un catholique.
Procédés :
Questionnements et dialogues savoureux des enfants. Musique accompagnant la marche triomphale du père allant faire admirer son tableau de chasse…

Chantons sous la pluie
De quoi sourit-on ?
Du monde du cinéma muet et de son jeu d’acteur emphatique et désuet. De la vanité de certaines vedettes.
Procédés :
Jeu d’acteur volontairement caricatural des acteurs, au début du film, sous le feu des photographes et journalistes. Décalage entre le récit que fait Gene Kelly de son enfance idyllique et des images accompagnant ce récit et montrant une réalité tout autre. Certaines scènes de danse plus ou moins acrobatiques avec des cabrioles simulant des chutes.
 
Copacabana
De quoi sourit-on ?
D'une femme, mère également (I. Huppert) qui se veut libre, mais responsable quoique indépendante. Elle prend de grands risques pour assumer ses choix de vie, notamment avec sa fille presque tout au long du film. Pareillement dans sa profession de vendeuse d'appartements en multipropriété. Dans ses relations sentimentales aussi... Mais elle arrive toujours à se faire plaisir, avec une bonne dose d'égoïsme, sans oublier la chance en sa faveur.
Procédés :
La personnalité de l'actrice principale y est pour beaucoup. Elle passe très facilement de la contrariété à l'accommodement. Et, avec sa fille, de l'opposition franche au soutien maternel le plus inattendu (scène du rabibochage par téléphone entre sa fille et son fiancé à la veille de leur mariage).

Fais-moi plaisir
De quoi sourit-on ?
D'une relation amoureuse qui, du point de vue de la partenaire, nécessite d'être vérifiée comme authentique chez son compagnon. En effet celui-ci (E. Mouret le réalisateur, dans le rôle principal) lui a fait part d'un test de 'fishing' sexuel qu'un copain a mis au point et qui a marché aussi pour lui lorsque lui-même l'a essayé pour s'amuser.
Elle lui demande d'aller jusqu'au bout de cette relation. Il s'exécute sans enthousiasme, sans réaliser vraiment l'expérience. Il va apprendre à sa grande surprise que c'est elle, sa compagne, qui vient d'expérimenter cette rencontre imprévue. Comme quoi... l'homme n'est pas plus impulsif que la femme !
Procédés :

Des gags tout au long de l'histoire, notamment lors de la rencontre avec la fille du président de la République, et ensuite avec sa femme de chambre. Mais aussi la personnalité de l'homme faite de maladresse et d'incapacité à s'aventurer dans des expériences qui lui semblent problématiques, y compris au final avec sa belle qu'il enlace de plus belle ! À ce titre, on peut sourire aussi de la tactique farfelue de 'fishing' qu'un copain lui a communiquée pour avoir une aventure sexuelle chaque semaine avec une nouvelle amie.

    

Maguy Chailley

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