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L'argent... Et alors ?


Affiche du Festival Chrétien © studio gazoline

Affiche du Festival Chrétien © studio gazoline

C'est cette question, un brin provocatrice, qui dominait le XIV° festival chrétien du cinéma, fin janvier 2011, à Montpellier. On connaît le principe de ce festival : offrir au public, sur une semaine, une douzaine de films, tous reliés à un même thème qu'ils déclinent dans des directions assez variées. Cette année c'était la question de l'argent (et des comportements qu'il induit) qui traversait les films choisis.

Telle qu'elle est posée ("L'argent... et alors?") la question suggère que des prises de position traditionnelles, conformistes, à propos de l'argent, peuvent être "interrogées". Le mépris de l'argent, toujours plus ou moins réputé "sale", détournant des vraies valeurs,  serait à relativiser. Il s'agirait alors de montrer des situations où des personnages ont un rapport à l'argent qui ne relève pas de la seule cupidité et du vol, s'opposant à d'autres qui restent dans la logique de Mammon. Quelques titres parmi ceux présentés illustrent bien ce propos :

  • A l'origine (de Xavier Giannoli) retrace ainsi l'évolution d'un escroc qui commence par gruger des petits entrepreneurs crédules en leur extorquant des liasses de billets en liquide, leur faisant miroiter l'espoir de reprise d'un grand chantier sur leur commune. Il sera peu à peu gagné par la fièvre du projet de ce chantier et reversera progressivement tout cet argent aux ouvriers... 
  • Slumdog millionaire (de Danny Boyle) montre un jeune indien affronté au jeu du million, non par volonté d'enrichissement mais par désir de passer le plus longtemps possible à la télévision jusqu'à ce que sa bien aimée l'y voit et le retrouve....
  • Soul Kitchen (de Fatih Akin) raconte les péripéties de la perte de son restaurant par un jeune habitant de Hambourg, sous les attaques  d'un promoteur mafieux et malhonnête. Il sera sauvé par l'héritage fait par son ancienne copine.  
 

On peut alors interroger le sens véhiculé par l'affiche du festival montrant le buste et le visage d'une femme, jeune, couverte de bijoux et tirant une larme mélancolique. Femme victime de sa frivolité et de son appétit de richesse ? On est là dans une vision stéréotypée du sexe faible, et qui ne correspond à pratiquement aucune des situations évoquées dans les films présentés. Seul Ken Loach, dans It's a free world, fait le portrait d'une battante cynique qui ne craint pas d'exploiter une main-d'oeuvre immigrée particulièrement vulnérable. La plupart des autres films présentent des personnages féminins désintéressés et généreux....  

Ah! Comme il est difficile de se défaire des stéréotypes sexistes !

Maguy Chailley

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