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La post-production


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Adolphe Wohlbruc dans La Ronde de Max Ophüls 1950, DP

La post-production est l’ensemble des étapes depuis le développement de la pellicule jusqu'à la diffusion du film en salle. La plupart des films se tournent encore sur pellicule et qu’un laboratoire comme 'Eclair', qui est le plus connu en France, tire 120 millions de mètres de copies par an.

Le laboratoire

La première partie et la plus importante est donc le laboratoire. La pellicule qui sera développée devient 'le négatif', celui à partir duquel tout découle. Si on monte en 35 mm, sur table de montage comme autrefois, on tirera une copie positive de ce 'négatif' qui deviendra la copie de travail sur laquelle le chef monteur1 procédera au montage du film tel qu’il a été pensé par le réalisateur. Mais si on monte en numérique, du 'négatif' va être tiré, via un télécinéma, une copie numérique qu’utiliseront toutes celles et ceux qui travailleront sur station numérique. Tout ceci ne concerne que l’image, qu’en est-il du son ? Lors du tournage, le son est enregistré sur un 'Nagra', sur bandes magnétiques. Il sera reporté sur une bande magnétique de 35 mm si on reste sur un montage traditionnel, ou codé pour un support numérique. Lorsque les meilleures prises ont été déterminées au tournage, le laboratoire peut procéder à la synchronisation de l’image et du son et ce sont ces séquences qui se retrouveront dans la salle de montage sous format 35 mm ou sur support informatique.

Le montage

Le montage n’est qu’un support de narration. Cette narration était faite essentiellement par deux personnes, le réalisateur et le ou la monteuse mais aujourd’hui, avec le montage numérique, il y a le réalisateur et un chef monteur qui chapeaute le tout et un, deux ou trois monteurs 'image' et autant de monteurs 'son'. Les monteurs se sont spécialisés dans tel ou tel domaine comme par exemple la création d’effets spéciaux, la retouche, bref, des compétences qui n’étaient pas auparavant l’apanage des monteurs mais des laboratoires d’effets spéciaux. Avec la technologie actuelle, on peut construire un film de A à Z directement dans une salle de montage. Une fois les plans assemblés, les séquences montées, il faut souvent refaire le son d’une scène parce que perturbé par des bruits trop gênants ou parce que le phrasé d’un comédien est incompréhensible. C'est le rôle de la post-synchronisation. Cette opération consiste à refaire en studio tous les sons directs qui ne sont pas utilisables. Des premiers temps du cinéma parlant et jusque dans les années 70, le son direct qui était pris sur le tournage ne servait que d’indicateur. Tout était entièrement refait en studio pour approcher la perfection sonore. Avec les coûts importants que représente un film, on garde maintenant un maximum de sons directs.

Il sera fait appel à un bruiteur s’il manque des bruits ou si les sons qui ont été enregistrés ne sont pas représentatifs du bruit nécessaire. Là aussi, un film peut être entièrement bruité après tournage. Une fois toutes ces étapes passées, les montages image et son sont terminés. Il ne reste plus qu’à procéder au mixage.

Le mixage

Le mixage ne concerne que le son. A ce stade, l’image n’est plus modifiable. Maintenant, l’alchimie entre l’image et le son va se produire. Lorsque l’on monte un film, on utilise plusieurs bandes sons ou pistes. Il y a la ou les pistes paroles, ambiance, bruits, musique, effets sonores. On doit maintenant mettre tout cela sur une seule bande. S’il y a trois bandes paroles, on fera défiler le film dans sa totalité et on mixera ces trois bandes pour qu’il n’en reste qu’une et ainsi de suite avec chaque catégorie de bandes. Au final, le mixeur se retrouvera avec 5 bandes son (parole, ambiance, bruits, musique, effets sonores). On repassera le film depuis le début et le mixeur travaillera à ce moment-là sur la hauteur du son, ce qui doit être devant, derrière, ce qui entre à droite ou à gauche, tout le reste étant au centre. Dans les montages traditionnels, la présence du chef monteur au mixage était primordiale, il semblerait que cela ne soit plus une évidence maintenant avec le montage numérique. Au final, il n’est pas rare que le mixeur ait vu une dizaine de fois le film dans sa totalité.

Le laboratoire

C’est le laboratoire qui a le dernier mot. On a vu au début qu’un négatif était tiré, gardé précieusement dans ses boîtes. C’est maintenant qu’il va ressortir pour toutes sortes d’opérations. On va conformer la copie de travail, qu’elle soit sur pellicule ou sur support numérique, au négatif et ce négatif, qui bénéficie de toutes les attentions des monteurs négatif - pas de rayure, pas de salissure -, va donner la première copie du film. Cette copie sera étalonnée afin d’apporter la couleur générale du film. C’est ainsi que certains films sont plutôt bleus, d’autres plutôt rouges, mais cet étalonnage entre toujours comme un élément de narration dans le film. Le film est maintenant fini, il ne reste plus qu’à procéder au tirage des copies d’exploitation.

Il ne nous reste plus qu’à nous rendre dans notre cinéma favori. Bonne séance !

Joëlle Meffre, Pro-Fil Marseille

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