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Edito : avril 2015

Encore que

Les élections départementales, premières du nom, viennent de se terminer.

On ne vote plus pour des candidats, mais pour des binomes. Est-ce une bonne chose ? L’avenir nous le dira. Pour les uns, choisir des candidats non sur leur seul compétence, mais sur leur appartenance à l’une ou l’autre de la moitié de l’humanité, plutôt l’autre d’ailleurs, ferait baisser « le niveau ». D’autres au contraire soutiennent que, sans ce coup de pouce, les femmes n’auront jamais la chance de montrer ce qu’elles sont capables de faire. Ce dernier argument était utilisé par une des participantes à la table ronde organisée à Berlin autour de la question des quota pour l’accès au financement des films – surtout des premiers films. Car il est notoire qu’une jeune femme a moins de chance de trouver du financement et des équipes techniques qu’un jeune homme. Or, pour faire du cinéma, il faut de l’argent – comme pour une campagne électorale. Faudrait-il instaurer des binomes pour l’accès au financement des films ? C’était une boutade, bien sûr, encore que…

Lors de la campagne, quelqu'un a déclaré qu’il fallait supprimer les subventions pour des festivals qui montrent des films autres que français, comme d’ailleurs pour toutes les manifestations ouvertes sur une culture mondiale. Ces propos m’inquiètent. Autrefois, Baldur von Schirach, chef des jeunesses hitlériennes, disait : « quand j’entends le mot culture, je sors mon pistolet », phrase librement citée d’une pièce de théâtre très en vogue à l’époque, Schlageter, qui incitait à la haine raciale et à la guerre. Elle montre que notre liberté d’aller voir des films qui nous racontent le monde ne va pas de soi et qu’il faut toujours et encore la défendre. Mais si je reviens au mode de scrutin des départementales, cela m’inspire une autre réflexion : les binomes avec leurs suppléants étaient choisis de telle sorte qu’ils reflétaient au mieux la diversité en âge et en origine géographique de la société. Si on inventait non pas des quota, mais l’obligation, pour accéder aux subventions, de constituer des équipes mixtes : des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des français et des étrangers… Encore une boutade, évidemment, la création artistique se marie mal avec des obligations. Encore que…

Je rêve d’une société où tous pourraient s’épanouir ensemble, hommes, femmes, jeunes, vieux, blancs, noirs, jaunes… : liberté, égalité, fraternité !

Waltraud Verlaguet


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