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Csak A Szél (Juste le vent) de Bence Fliegauf


avec Lajos Sárkány, Katalin Toldi, Gyöngyi lendvai, György Toldi
(Hongrie/Allemagne/France 2012, 91 min.)
Sélection officielle Berlinale 2012

En Hongrie, une famille de tziganes qui vit dans une maison pauvre, la mère travaille, le grand-père est malade, la fille est sage à l'école, alors que le garçon fait le mur et se construit un abri avec tout ce qu'il faut pour survivre. La famille économise dans l'espoir d'émigrer au Canada pour y retrouver le père.

La famille est massacrée par des racistes.

Un des policiers dépêchés sur place dit à l'autre que "ces gens" (les tueurs) se trompent de cible, en tuant des gens qui travaillent et se tiennent tranquilles - alors que lui saurait leur indiquer ceux qu'il faudrait tuer…

La dernière image à la morgue : le garçon n'est pas parmi les victimes.

A propos de ce film, un quotidien de Berlin saluait le rôle des festivals en général et de celui de Berlin en particulier : en programmant des films sur des tragédies contemporaines, ils érigent des monuments pour une mémoire salutaire.

La façon de filmer, très près des gens, permet de se mettre dans leur peau: leurs espoirs, leurs angoisses sont sous-jacents à chaque image. La fin semble indiquer qu'il n'y a que la stratégie de survie immédiate et individuelle qui permet d'échapper au "sort" funeste.

La Hongrie a fait, au moment de la Berlinale, beaucoup de propagande autour de ce film, mettant en avant son engagement pour combattre le racisme et mettant dans le même sac ce qui se passe dans ce pays et ce qui se passe ailleurs. Il semblerait que ce soit plus une pétition de principe qu'une réalité et que le grand cri d'indignation de la population dont fait état un papier distribué au moment de la conférence de presse ne soit en fait moins audible que la parole du policier dans le film...

Waltraud Verlaguet

Gyöngyi Lendvai

Gyöngyi Lendvai dans Csak A Szél (Juste le vent) © Berlinale 2012

Lajos Sárkány

Lajos Sárkány dans Csak A Szél (Juste le vent) © Berlinale 2012 Bence Fliegauf

Bence Fliegauf © Berlinale 2012