Pro-Fil : Berlinale 2013

Promised Land (Terre promise*) de Gus Van Sant

(* traduction provisoire du titre)

Grande Bretagne 2012, Sélection officielle

Promised Land

Matt Damon dans Promised Land, @ Scott Green Berlinale 2013


Quelle terre pour une promesse non tenue ?

Le film nous introduit dans les jeux de cache-cache de la manipulation ordinaire de ceux qui font de l’argent sur le dos des autres sans se soucier des conséquences à long tere.

Gus von Sant

Gus Van Sant @ Scott Green, Berlinale 2013

Ici il s’agit de gaz de schiste. Le cadre dynamique et talentueux, issu d’une ferme en faillite et d’autant plus méritant, pense avoir un jeu facile avec les pauvres agriculteurs d’un coin perdu des Etats-Unis. Mais un scientifique à la retraite et une jeune institutrice bien avenante le font douter de lui jusqu’au revirement final.

C’est un film engagé et il faut le saluer comme tel. Il pose la question des valeurs fondamentales qui président à notre vie. Dommage qu’elle ait été traité de façon un peu réductrice. Que le revirement du héros soit finalement précipité par la prise de conscience d’avoir été manipulé à son tour – avec tout ce que la situation comporte de rivalité masculine – plus que par les beaux yeux de la dame, est à porter au crédit du film. Néanmoins, la fin cède trop à la facilité du cliché d’un monde rural bon, car non corrompu.

L’abus de manichéisme nuit à la pertinence du propos – il y a des documentaires pour cela.

Waltraud Verlaguet