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Festival Berlin 2016

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On Body and Soul (Testről és lélekről)

d'Ildikó Enyedi

© Berlinale

Trois niveaux se pénètrent mutuellement dans ce conte de fée moderne d’une rare délicatesse. C’est le rêve qui ouvre le film et le clôture, rêve d’un cerf qui courtise une biche dans une forêt hivernale (l’entraîneur racontait pendant la conférence de presse comment il a préparé les animaux pour qu’ils expriment exactement les sentiments des personnages, passionnant !).

Les deux plans qui suivent leur tendre rencontre mettent en place les deux autres niveaux, ceux d’une réalité bipartite : d’un côté la brutalité d’un abattoir (gros plan sur les pieds des vaches qui avancent, poussées vers leur mort, sur un sol sale), de l’autre la finesse blanche, propre jusqu’à la névrose, de la « contrôleuse », sévère pour tout ce qui dépasse (gros plan sur des jambes blanches sur un sol nickel). 

L’histoire improbable va évoluer par petites touches, filmées la plupart du temps en gros plan avec une caméra tendre multipliant les rapprochements entre les différents niveaux (la biche filmée à travers un plan d’eau, Maria filmée à travers une porte en plastique …), entre rêves et espoirs, entre essais de maîtriser ses angoisses et ses échecs, entre grossièreté du milieu du travail et la fragilité du monde intérieur.
La réalité de l’abattoir n’est nullement éludée, ni le comportement machiste de certains employés, ni encore les petites magouilles en cours. Après un incident lié à « la poudre pour taureaux », une enquête policière implique une psychologue, et les entretiens qu’elle mène pour découvrir le coupable sont un petit bijou. Les séances de Maria chez son thérapeute – qui la soigne depuis son enfance – et ses efforts désespérés pour surmonter sa névrose sont d’une grande sensibilité, teintée d’humour.  Et si nos rêves étaient la seule chose de vrai en ce monde et qu’ils valaient la peine d’être vécus ?

Waltraud Verlaguet

Synopsis : Un abattoitoir à Budapest voit naître une très belle histoire d'amour. Maria commence comme contrôleuse. A la cantine elle reste tojours seule et silencieuse. Au travail elle est sévère et respecte scrupuleusement les directives, donnant des mauvais points à chaque gramme de graisse en trop. Sa vie ne semble consister qu'en chiffres qui occupent son esprit depuis sa tendre enfance. Endre, son chef, un peu plus âgé qu'elle, est également bien renfermé. Pudiquement ils s'approchent l'un de l'autre et découvrent qu'ils ont les mêmes rêves.

Compétition officielle
Hongrie 2017

Ildikó Enyedi © Berlinale

Ildikó Enyedi est née en 1955 à Budapest. D'abord artiste, elle se tourne vers la réalisation et a gagné plus de 40 prix internationaux. My 20th Century a été élu meilleur film hongrois de tous les temps. En 1992 elle faisait partie du jury international de la Berlinale. Elle enseigne à la faculté de cinéma de Budapest et est membre fondateur de la European Cross Media Academy et membre de l'Académie européenne du Film.

Avec : Alexandra Borbély (Mária), Géza Morcsányi (Endre), Réka Tenki (Klára), Zoltán Schneider (Jenő), Ervin Nagy (Sándor), Itala Békés (Zsóka, femme de ménage), Éva Bata (Jenős), Pál Mácsai (détective), Zsuzsa Járó (Zsuzsa), Nóra Rainer-Micsinyei (Sári)

Caméra : Máté Herbai

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