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Festival de Berlin 2018




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Réalisation : Alexey German Jr.
Scénario : Alexey German Jr., Tupikina
Caméra : Lukasz Zal

Avec :
Milan Mari? (Sergei Dovlatov), Danila Kozlovsky (David), Helena Sujecka (Elena Dovlatova), Artur Beschastny (Joseph Brodsky), Elena Lyadova (Jeune éditeur), Anton Shagin (Anton Kuznetsov), Svetlana Khodchenkova (actrice), Piotr Gasowski (Semyon Aleksandrovich), Eva Gerr (Katya Dovlatova), Hanna Sleszynska (Editrice de magazine)

Alexey German Jr.
Né à Moscou en 1976, il a fait ses études à l’Institut cinématographique Gerasimov. Son premier long métrage The Last Train, a été primé à Venise où son troisième, Soldat de papier, reçoit le Lion d’Argent de la meilleure réalisation. Son quatrième, Sous des nuages électriques, gagne en 2015 à Berlin l’Ours d’Argent pour une contribution artistique exceptionnelle.

Filmographie :
2003 Poslednij poezd (The Last Train)
2005 Garpastum
2008 Soldat de papier
2015 Pod electricheskimi oblakami (Sous des nuages électriques*)
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Dovlatov

d'Alexey German Jr., Russie, Pologne, Serbie 2018, Compétition officielle

Danila Kozlovsky, Milan Mari? © SAGa

Un image pointilliste de la vie de l’écrivain russe juif Sergei Dovlatov (1941–1990), entre rébellion et assimilation, dont les textes ironiques ont été interdits durant l’ère Brejnev. Ses espoirs, ses réflexions, ses relations avec sa mère, sa femme et sa fille, avec ses amis, artistes comme lui, son désespoir aussi et son refus de faire autre chose que d’écrire, ou d’écrire ce qu’on veut lire de lui pour avoir la paix, tout est capté par des séquences relativement courtes, des images de visages, souvent en gros plan longue focale, le flou sur tout le reste étant encore accentué, pour les images à l’extérieur, par un brouillard épais et gris qui semble ne pas vouloir quitter la ville (on pense à son film précédent). C’est novembre, certes, mais il n’y a pas que ça. C’est toute la vie qui est dans le brouillard, tout l’avenir et tout espoir. On ne distingue que son entourage immédiat, au jour le jour. Pas d’intrigue, pas de chute, le brouillard enveloppe le sens de la vie. Partir comme son ami Brodsky qui deviendra Prix Nobel de littérature aux USA ? Dovlatov cherche de l’argent pour une poupée pour sa fille.

Le générique nous apprend qu’il a finalement émigré avec sa famille aux USA et que quelques années plus tard il a été reconnu comme écrivain. Mais il est mort en 1990, trop tôt pour connaître le succès que ses œuvres auront par la suite, aujourd’hui reconnues comme parmi les meilleures de la littérature russe.

Synopsis : Léningrad novembre 1971. Le brouillard couvre la ville. Un nouvel anniversaire de la révolution va être célébré, mais aucun progrès n’a vu le jour, ni politique, ni économique ni culturel. Sergei le sait très bien. Les manuscrits du jeune écrivain sont régulièrement rejetés par les médias officiels. Sa vision des choses n’est pas désirée. D’autres ont des problèmes similaires, parmi eux son ami Joseph Brodsky que l’Etat a forcé à l’exil. Mais Sergei est déterminé à rester et à vivre une vie normale avec sa femme Lena et sa fille Katya. Il veut écrire sur la réalité : sur les travailleurs du chantier naval, ou la construction du métro où, un jour, on a découvert les corps d’une trentaine d’enfants tués pendant la Seconde guerre mondiale.

Waltraud Verlaguet