logo

Pro-Fil

Festival de Berlin 2018




Accueil
Rechercher


Informations
Activités
Groupes locaux Déplier/Replier

Parmi les festivals
Liens
Contact


Julien Faraut © Berlinale 2018


Réalisation et caméra : Julien Faraut
Avec : Mathieu Amalric (voix off)

Julien Faraut
Geboren 1978 in Colombes, Frankreich. Er studierte Geschichte und ist seit 15 Jahren am Institut national du sport (INSEP) in Paris tätig, wo er eine Sammlung von 16-mm-Filmen betreut. Diese hat Faraut als Grundlage für eine Reihe von eigenen Filmen verwendet, in denen er die Themen Sport, Kino und Kunst miteinander verbindet.

Filmographie (sélection)
2004 Paris jeux t’aime
2006 La Creative du vide
2007 Perspectives rugbystiques 
2008 Apparations
2009 Une seule fois
2010 Phrases d’armes
2011 Tableaux noir écran lumineux
2013 Regard neuf sur Olympia 52
2014 Entrainement
2015 JJBallet

Retour vers la page du festival

Tous les articles pour Berlin 2018


L'empire de la perfection

de Julien Faraut, France 2018, 95 min. Sélection Forum

John McEnroe © UFO Production

McEnroe comme vous ne l’avez jamais vu. Le tennis, comme vous ne l’avez jamais vu.

Ce documentaire reprend d’abord des anciens films didactiques sur les mouvements du tennis en noir et blanc et démontre ensuite qu’on s’était trompé en pensant qu’on pouvait faire des mouvements « à sec » - lors d’un match les joueurs font autrement que ce qu’ils montrent en situation didactique. Il cite Jean-Luc Godard : « Le cinéma ment, le sport non. »

Visite dans les archives nationales du sport, puis reportage sur les reportages sur McEnroe, sous tous les angles, au ralenti, sur de la musique, ses colères – jusqu’à sa défaite mythique.

Le film a gagné le Prix des lecteurs du Tagesspiegel. Voici leur justification :

Avec Humour, mais également avec une finesse et un agilité qui ne sont pas sans rappeler celle de John McEnroe sur un court de tennis, le film parvient à nous faire voyager à travers l’histoire du cinéma en combinant parfaitement des genres et techniques cinématographiques aussi divers et variés que le film d’instruction, les psychogrammes, le making off, le western ou encore l’opéra. Il explore de plus tout à fait brillamment les obsessions d’un réalisateur de film, d’un sportif et de toute autre personne luttant afin d’atteindre la perfection. Ludique, voire même parfois un brin espiègle, le tout sans jamais être didactique, le film semble aussi évoquer de manière métaphorique la question du contrôle du temps, que ce soit dans les films, le sport ou tout simplement dans la vie. Si le cinéma ment, qu’en est-il du temps ?

Waltraud Verlaguet