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Festival de Berlin 2018




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Réalisation et scénario : Maria Augusta Ramos
Caméra : Alan Schvarsberg

Maria Augusta Ramos
Née en 1964 à Brasilia, d’origine brasilo-néerlandaise, elle a fait des études à l’Académie du film à Amsterdam. Ses films ont été montrés dans de nombreux festivals internationaux et plusieurs fois primés. En 2013 elle a reçu pour l’ensemble de son œuvre et son traitement remarquable des Droits de l’Homme dans ses films le Prix Marek-Nowicki de la Fondation pour les Droits de l’Homme de Helsinki.

Filmographie (sélectionn tous des documentaires)
2004 Justiça (Justice);
2007 Juízo (Behave);
2013 Morro dos pazeres (Hill of Pleasures);
2015 Seca (Drought);
Futuro Junho (Future June)

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O processo (Le procès*)

de Maria Augusta Ramos, Brésil, Allemagne, Pays-Bas 2018, 137 min. section Panorama

Dilma Rousseff © nofocofilmes

La destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016 a été motivée par un scandale de corruption autour de son vice-président Michel Temer. La réalisatrice suit le procès pas à pas depuis la perspective de la défense - depuis les manifestations massives devant le tribunal, à travers les discours des uns et des autres qui déploient toutes les émotions au service de leur cause telle une pièce de théâtre, jusqu’au verdict et le discours de Dilma Roussef, la seule qui reste imperturbable et droit dans ses bottes tout au long du processus. Les chefs d’accusations semblent bien minces, sinon futiles, alors que le générique de fin nous apprend qu’elle est remplacée par son vice-président, confondu de corruption grave, et qui va s’empresser à annuler les mesures sociales prises par la présidente pour redonner toute liberté aux grandes compagnies américaines. Edifiant.

La réalisatrice avait déjà présenté deux documentaires sur le système judiciaire brésilien, Justiça et Juízo, tous deux primés.

Waltraud Verlaguet