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"Protestant et Filmophile"



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Locarno 2015

Brat Dejan (Brother Dejan)


Russie, Serbie · 2015 · 113'

Le réalisateur explique durant la conférence de presse qu’il a essayé de ne pas porter de jugement sur cet homme. Il précise qu’il s’agit d’un personnage fictif, tout au plus inspiré des faits réels, mais qu’il ne peut rien savoir, ni lui, ni personne, ce qui s’est vraiment passé dans cet homme. Il le montre comme absent à lui-même, un vieillard dont on aurait presque pitié, entouré des bons soins de ses amis, avec lesquels il n’aborde jamais les sujets de son histoire. C’est par des images de télévisions qu’on apprend qu’il s’agit d’un général recherché pour crimes contre l’humanité. On le voit évoluer dans la forêt, à la chasse, au repas, puis au milieu d’arbres en fleurs. Le réalisateur dit qu’il s’agit là d’une forme de repentir et que la musique sacrée finale, chantant la miséricorde divine, laisse ouvert une porte vers la rédemption, en réponse à ce repentir. A vrai dire, je n’ai pas vu de repentir dans l’attitude de cet homme. Seulement une certaine droiture qui fait qu’il ne se déguise pas et qu’il ne résiste pas aux policiers qui finalement viennent l’arrêter. Une fois il va voir sa femme en cachette. Certains l’ont reconnu et témoignent contre lui. Humain, certes. Coupable ? Responsable ? Il ne nous appartient pas de juger, que la cour internationale de La Haye fasse son travail. Mais il ne s’agit pas de s’y soustraire sous prétexte de cerisiers en fleurs.

Waltraud Verlaguet

Synopsis:

Les douze derniers mois de la vie de Dejan Stanić, ancien général de la guerre des Balkans. Pendant dix ans, il avait du fuir la justice, et en particulier le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, en se cachant dans différentes bases militaires secrètes. Il avait fini par trouver refuge chez Slavko, un vieil homme d’un petit village de montagne. Souffrant de l’extrême isolement, non seulement Dejan devra affronter un nouvel environnement et une nouvelle réalité, mais il lui sera impossible d’échapper à son passé.


Bakur Bakuradze © Festival de Locarno

De Bakur Bakuradze 

Né à Tbilissi en 1969, Bakur Bakuradze est diplômé en réalisation de l’Institut national de la cinématographie (VGIK). Ses deux premiers longs métrages, Shultes (2008) et Le Chasseur (2011), sont sélectionnés à Cannes, le premier à la Quinzaine des Réalisateurs et le second à Un Certain Regard. Bakur Bakuradze est également producteur de films tels que Intimnye mesta (Intimate Parts, 2013) et Russian Race (2014).

  • 2011 Okhotnik
  • 2008 Shultes
  • 2007 Moskva

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