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Festival du Film de Locarno 2012

Lore

de Cate Shortland

Sélection Piazza grande

Festival de Locarno 2012

www.pardo.ch
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Le blanc immaculé des chaussettes des petites filles dansant dans l'herbe si verte au début du film, et celui des draps et des rideaux en dentelles chez la grand-mère à la fin, forment comme une parenthèse qui voudrait cacher la noirceur d'une réalité non-avouée.

La cavalcade de Lore avec sa sœur et ses frères à travers l'Allemagne juste à la fin de la guerre, captée en images superbes, pourrait n'être que tragique. Elle est au-delà, tant l'horreur nazie est au-delà de tout ce qu'une conscience enfantine peut concevoir. A la fin du film, la dureté des traits de la grand-mère, sûre qu'elle est d'être dans le vrai, envers et malgré tout, se mire dans l'image de l'innocence presque transparente des deux enfants qui lui font face.

Mais ça ne marche plus. Lore brise d'un coup de pied sec la biche en porcelaine, dernier souvenir de sa mère, symbole de ce monde faussement intact dont la pureté mortifère étouffe l'humanité.

Lore pourra vivre. Waltraud Verlaguet

Lore

Saskia Rosendhal dans Lore
Festival del film Locarno © 2012

Synopsis :

En 1945 à la fin de la guerre, un groupe d'enfants s'apprête à traverser l'Allemagne dévastée pour retrouver leur grand-mère à près de 900 kilomètres au Nord. L'aînée, Lore, est en charge de ses quatre frères et sœurs depuis que leurs parents, des nazis SS, sont sous la garde des Alliés. Ce voyage confronte les enfants à la réalité et aux conséquences des actes de leurs parents. Lorsqu'ils rencontrent Thomas, un jeune réfugié juif, charismatique et intrigant, Lore voit bientôt son monde voler en éclat, ébranlée par des sentiments contradictoires de haine et de désir. Pétrifiée par la peur que lui inspire le jeune homme, elle doit pourtant faire confiance pour survivre à la seule personne qu'on lui a toujours désignée comme l'ennemi.