logo   

Retour vers l'accueil

Festival du Film de Locarno 2012

Polvo (Poussière*) * trad. Pro-Fil

de Julio Hernández Cordón, Sélection officielle
Festival de Locarno 2012

www.pardo.ch
Pour revenir à la fenêtre précédente, il suffit de fermer celle-ci.


Pourquoi ce titre ? Parce que les victimes de la répression sont réduites en poussières ? Parce que le réalisateur (celui du film à l'intérieur du film) est allergique à la poussière ? Parce que les deux soulèvent la poussière lors d'une course en vélo ? Autre ?

Quelle tristesse et quelle violence dans cette histoire ! Comment pourrait-on sortir indemne de tant de violence vécue depuis son tout jeune âge ? Pourrait-il y avoir une autre issue que de devenir violent à son tour, contre soi ou contre les autres, meurtrier ou dépressif et suicidaire, ou les deux à la fois ?

Le réalisateur cherche à comprendre Juan emmuré dans son mutisme autodestructeur, sans y parvenir. Peut-on comprendre de l'extérieur ? La douleur laissée par la mort des victimes de la guerre civile n'est-elle pas justement la poussière à laquelle le réalisateur est allergique ?

L'Amérique latine, à travers ses films d'auteur, semble profondément enfoncée dans un travail de deuil long et douloureux. Waltraud Verlaguet

Polvo

Polvo
Festival del film Locarno © 2012

Synopsis :

à 30 ans, Ignacio est déjà le père d'une fillette de dix ans. Il se remarie avec Alejandra dont il attend un enfant. Bien que cette perspective les enthousiasme, tous deux craignent les réminiscences de leurs anciennes relations. Tandis qu'ils essaient de se faire à leur nouvelle vie, le couple produit un documentaire sur les femmes guatémaltèques à la recherche de leurs maris et de leurs pères disparus pendant la guerre civile en 1982. Parmi ces familles, ils rencontrent Delfina et Juan, une mère et son fils. Seize ans après la disparition de son mari, Delfina espère toujours le retrouver. Juan a presque le même âge qu'Ignacio et ils entretiennent tous deux une relation distante avec leurs mères respectives.