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CINEMED 2013


Les chebabs de Yarmouk

de Axel Salvatori-Sinz documentaire (France)

Le jeune réalisateur explique le choix du sujet et les circonstances du tournage en Syrie. En 2006, faisant des études d’anthropologie, il avait choisi comme sujet d’étude les jeunes palestiniens vivant dans un camp de réfugiés en Syrie, à Yarmouk dans la banlieue de Damas pour connaître leur degré d’investissement dans la « palestinité » et leur regard sur leur avenir. Ayant sympathisé avec certains des jeunes approchés, il projette de faire sur eux un film documentaire qu’il viendra réaliser sur place de 2009 à 2011 (il achèvera le tournage alors que l’insurrection vient de commencer, ce dont le film se fera un tout petit peu l’écho).

Ce que montre le film c’est essentiellement des échanges et des discussions entre ces jeunes au sujet de leur présent et de leur futur personnel. Sont évoqués les problèmes d’obtention d’un passeport (avec choix de perte du statut de réfugié et des quelques avantages y afférent) – le service militaire de plus de 2 ans (qui est fait dans une unité spéciale où il n’y a que des palestiniens comme eux et qui est censée n’être mobilisable que en cas de conflit avec Israël) – le choix de partir faire des études à l’étranger et les difficultés d’obtention d’un visa mais dans quel pays ? et en quittant la famille et le camp auquel ils semblent très attachés même s’ils en ressentent l’enfermement…. Les images sont presque uniquement tournées en intérieur, le plus souvent autour d’une petite table avec de la nourriture et de la boisson. Les seules images en extérieur sont des plongées entre deux immeubles où s’étalent de nombreux déchets et ordures, ou des échanges sur des terrasses d’immeubles. Il faut savoir qu’il est interdit de filmer dans les rues, y compris celles du camp. Ce terme de camp surprend au début car il s’agit en réalité d’immeubles, très dégradés certes, mais ayant l’apparence d’une ville. Ce documentaire provoque une impression terrible d’enfermement et de quasi impossibilité de projets d’avenir (sauf celui de quitter le camp et la Syrie…). L’idée du retour en Palestine, et de conserver à tout prix le droit au retour concerne plutôt leurs parents…

Les événements qui se sont développés depuis en Syrie n’apparaissent guère vue la date du tournage. Et ils ne doivent pas faire oublier ces camps de réfugiés palestiniens et le devenir de leurs habitants.

Maguy Chailley

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