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CINEMED 2013

RENCONTRE AVEC :

… Agustí VILLARONGA

Le 35ème Cinemed rend hommage à Agusti Villaronga, cinéaste espagnol peu connu en France à l’occasion d’une rétrospective d’une dizaine de films.
Agustí Villaronga, né à Palma de Majorque en 1953, marqué par ses études chez les Jésuites s’installe dans le milieu d’avant-garde  et cosmopolite de la Barcelone des années 70. Après trois court-métrages entre 75 et 80, il réalise en 1987 son premier long métrage Prison de cristal sur le thème du bourreau et de la victime sur un fond morbide et d’une thématique homosexuelle d’apparence pédophile. Un film insolite, très dur qui valut à son réalisateur une réputation de pervers et même de pronazi. Son goût pour les iconographies pathétiques, une large thématique gay, une liberté crue dans le traitement des personnages, la beauté des images et son goût pour les thèmes ésotériques sont déjà là. On retrouve tous ces thèmes dans El niño de la Luna (1989), le passager clandestin (1996), El mar (2000), Despues de la lluvia (2006), et Pan negro (2010) qui a remporté neuf Goya. Et comme tous les espagnols, il est marqué de manière indélébile par la guerre d’Espagne et les années Franco.

Les thèmes souvent abordés dans vos films sont la violence et le sexe. D’où vous vient votre inspiration?

Agustí Villaronga : Je prends une certaine satisfaction à découvrir le monde tel qu’il est. On ne peut pas le changer sauf l’histoire de notre vie. J’aime lui donner un aspect poétique et mélancolique. Parler de la cruauté, de l’oppression faite sur les enfants, comme l’aspect de la guerre où ils vivent dans des situations difficiles m’intéresse. Il y a dans l’enfance cette innocence qui me plaît beaucoup. Mais aussi le mal qui se manifeste, qu’on voit, qu’on aperçoit. Ce qui me fascine, c’est d’essayer de comprendre pourquoi quelqu’un devient mauvais. Pour mes prochains films, je voudrais parler un peu mieux de l’amour, cette association de sentiments forts et torturés. Une relation entre deux personnes est complexe. L’amour peut être grandiose et devenir un enfer.

Le traitement cru de la violence et le l’homosexualité font penser à Genet et à Fassbinder.

Pouvez vous nous parler de vos projets ?

Agustí Villaronga : Je m’apprête justement à partir à la Havane dans le courant du mois de novembre pour y tourner une histoire d’amour tragique dans les années 90. Alors que le pays communiste vit sous embargo américain, les gens n’ont pas à manger et nulle part où dormir. C’est une façon de découvrir comment vivaient les gens pendant une période très rude. Le film sera un mélange entre la joie de vivre sous le ton de l’humour, un amour passion et une tragédie. J’aime quand les personnages sont en situation d’extrême limite, sans masque, sans combinaison sociale.

Dominique Sarda

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