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La Mostra de Venise 2012

Les critiques de Ciné-Feuilles 665, sept.2012

Les articles publiés dans le numéro 665 de la revue suisse Ciné-Feuilles ont été mises à la disposition du site de Pro-Fil pour être accessibles à un plus large public. Que nos amis suisses en soient chaleureusement remerciés.

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The Master de Paul Thomas Anderson

Etats-Unis (C)
Lion d’argent du meilleur réalisateur et Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine aux deux acteurs principaux
On ne revient pas toujours indemne psychiquement de la guerre, quelle qu’elle soit. Parfois les blessures sont trop fortes, trop profondes, trop silencieuses. Dans une réalisation très réaliste et soignée, portée par deux acteurs exceptionnels (Joaquim Phoenix et Philip Seymour Hoffman), Anderson s’intéresse à la fascination qu’exerce un « maître » charismatique sur un vétéran de la Seconde guerre mondiale. Cet homme,  tout à la fois écrivain, philosophe, médium,  ne serait-il capable de guérir cet ancien soldat à la dérive, lui qui prétend via un traitement hypnotique, permettre à tout individu de remonter le temps, de découvrir la cause de leur mal et ainsi d’éradiquer blessures et émotions négatives. L’appareil de séduction fonctionne bien, même si les troubles de Freddy reprennent périodiquement le dessus avec leur déferlement de violence. Aujourd’hui, où tant de soldats reviennent d’Irak, les dangers de récupération sont légion. Ce film, inspiré de la vie de Ron Hubbard, fondateur de l’Eglise de scientologie, apparaît alors moins tourné vers un passé révolu que critique d’un présent où certains prétendent guérir des traumatismes non pas en libérant les êtres, mais en les menant et peut-être les condamnant à de nouvelles sujétions.

Serge Molla  

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Liste des films traités

parmi les films présentés
  • en compétition (C),
  • dans la sélection Orizzonti (O)
  • et hors compétition (HC)
  • et un documentaire