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Cinéma

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Burn after reading

USA - 2008 - 1H35

Réalisation :

Réalisation et scénario : Joël et Ethan Cohen - Dir. Photo : Emmanuel Lubezki - Montage : Roderick Jaynes - Son : Peter Kurland - Décors : Jess Gonchor - Production : Foster Features - Distribution : StudioCanal

Interprétation :

George Clooney (Harry Pfarrer) - Francès McDormand (Linda Litzke) - Brad Pitt (Chad Feldheimeer) -John Malkovich (Osborne Cox) - Tila Swinton (Katie Cox) - Richard Jenkins (Ted) - J.K. Simmons (le supérier de la CIA).

Auteur :

Rjoël et Ethan Cohen ont réalisé de grands films : Miller’s Crossing (1990), Barton Fink (Palme d’Or Cannes 1991), Fargo (1996), O’Brother Where Art you ? (2000), The barber (2001). Ils adoptent un style souvent très parodique et déjanté du film policier, mais parfois très sombre et violent comme dans No country for old men (2007).

Résumé :

Alors que la toute-puissante CIA licencie un de ses fidèles collaborateurs (Osborne Cox) pour éthylisme, deux employés (Chad et Linda) d’un club de fitness veulent faire chanter celui-ci avec un DVD compromettant, pendant qu’un flic en roue libre et par ailleurs obsédé de sexe fait semblant de vouloir divorcer pour les beaux yeux de la femme de… Cox !

Analyse :

Disons-le tout net Burn after reading (à brûler après lecture) est un film désopilant, décapant, irrésistible d’impertinence, bien meilleur que O’Brother. Les frères Coen font ce qu’ils veulent avec les acteurs célèbres : Clooney en bellâtre farfelu, Malkovich en pauvre mec largué par sa femme, Pitt en imbécile heureux, McDormand en ignorante bornée… ! Les voir jouer si bien leur rôle est une jouissance sans limites. Nous sommes dans une comédie, on l’a bien compris. Mais la pâte des frères virtuoses se marque par un style en permanence décalé. Nous trouvons quelques éléments de « genres », comme le film d’horreur (ainsi « l’assassinat » de Chad dans l’armoire à vêtements), le thriller (les faces hypocrites et inquiétantes des gens de la CIA), le film politique (à l’ambassade de Russie, au siège de la CIA). La musique, les éclairages, les cadrages (l’escalier hitchcockien ; Cox hurlant dans sa voiture fuck, fuck !) nous amènent allègrement, dans un tourbillon d’images et de rebondissements, à la mort de trois personnages de l’histoire… Eh ! oui, mais attendez, on n’est plus dans No country for old men : c’est pour rire ! en particulier on se moque d’une Amérique qui a perdu la tête. À la première image, nous descendions de l’espace pour tomber directement sur le bâtiment de la CIA (effet Google Earth..). Bon, après 1h35 de folie douce, la caméra nous ramène irrésistiblement à ce point de l’espace d’où les frères Coen nous avaient tirés. Please Joël, Ethan, faites nous encore plaisir avec votre prochain film ! nous en revoulons. So long.

Alain Le Goanvic