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Cinéma

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Cartouches gauloises

France/Algérie 1h32 2007

Réalisation :
Réalisation Medhi Charef ; Photo : Jérôme Almeras ;Décor : Hélène Méjean, Adel Kacer ; Montage : Yorgos Lamprinos ; Musique : Armand Amar ; Production : KG PRODUCTION (France) et BATTAM FILM (Algérie)
Interprétation : Hamada (Ali), Thomas Millet (Nico), Tolga Cayir (Gino), Julien Amaté (David)
Auteur :

Mehdi Charef est né en 1952 en Algérie. Il est de nationalité algérienne. Il a quitté l'Algérie en 1963 et y est revenu pour la première fois en 1990. Ecrivain et cinéaste il a déjà réalisé "Le thé au harem d'Archimède" (1985), "Miss Mona" (1986), "Camomille" (1988), "Au pays des Juliets" (1992), "Marie Line" (2000), "La fille de Keltoum" (2002), "Les enfants invisibles" (2005). Son dernier film "Cartouches gauloises"" a été présenté au Festival de Cannes 2007, hors compétition. Ce film est construit à partir de souvenirs personnels.

Résumé :

Le dernier printemps de la guerre d'Algérie, le printemps d'avant l'indépendance. Ali (alias Mehdi Charef), 11 ans, et son meilleur copain Nico, regardent leur monde changer et font semblant de croire que Nico ne partira jamais. Jamais ?

Analyse :

Le propos de Mehdi Charef est un propos de conciliation. A travers le regard de ces deux jeunes garçons, Nicolas et Ali, il veut sans doute nous montrer le gâchis de cette fin de l’Algérie française. Une cabane en roseaux, construite par les deux enfants, est le symbole de cette terre âprement disputée. "Nous l’avons construite tous les deux" dit l’un des protagonistes... Oui mais, certains vont devoir la quitter. Le mérite de ce film est de nous montrer des pieds noirs de toute condition (et pas seulement des "gros colons"), de braves gens pour la plupart, qui sentent bien que la France ne va pas les accueillir à bras ouverts. Mais par ailleurs ce film veut trop en dire ou en montrer et cela finit par donner l’impression d’un catalogue : catalogue de personnages typés (le fellaga, le harki, l’instituteur, la prostituée, les propriétaires terriens...) et de situations (ratonnades, rafles, assassinats terroristes...) dont Ali est le témoin privilégié. Et l’on regrette que le personnage du harki nous soit présenté uniquement sous un jour négatif.
Il faut souhaiter à ce film un large succès public permettant de relire cette période avec sérénité et esprit de réconciliation. (Maguy Chailley)