Logo de protestants.org
Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

logo   

La Science des rêves

France 2006 – 105 mn

Réalisation : Scénario et réalisation: Michel GONDRY ; Image : Jean-Louis Bompoint ; Décor : Pierre Pelle – Stephane Rosenbaum ; Montage : Juliette Welfling ; Langues : français; anglais, espagnol (sous-titrés)
Interprétation : Gael Garcia-Bernal , Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Emma de Caunes, Miou-Miou, Amélia Petit, Sacha Bourdo
(Gael Garcia-Bernal a joué entre autres, dans : Amours chiennes (2000) – Sans nouvelles de Dieu (2003) – La mauvaise éducation (2004) – Carnets de voyage (2004) – Babel (2006)
Auteur :

Michel Gondry signe son premier film intégral (scénario et réalisation) après avoir réalisé Eternal sunshine of the potless mind et Human Nature.

Résumé :

Rentrant du Mexique après la mort de son père, Stephane, dessinateur, occupe un emploi subalterne dans une édition spécialisée dans les calendriers. Il oublie la monotonie de son emploi du temps et la médiocrité de ses collègues de bureau en se réfugiant dans le bric à brac de son appartement où une pièce est aménagée en studio de télévision avec des caméras en carton, un synthétiseur, des écrans video. Là, il donne libre cours à sa faculté de rêver tout éveillé et d’entrer dans le monde imaginaire qu’il a créé depuis son enfance où jusqu’à 6 ans il a vécu des épisodes d’inversion de la réalité.
La rencontre avec sa délicieuse voisine de palier va orienter différemment ses rêves.

Analyse :

On sort de la salle avec le sourire, et, sur le chemin du retour, on est fréquemment pris d’hilarité spontanée à l’évocation de certaines séquences.
Le montage, chargé spécialement de nous déboussoler, mène le film sur un rythme « déjanté » dans lequel il faut se couler sans résistance. Les effets spéciaux à la Méliès , voir à la Benjamin Rabier, donnent le ton , faussement naïf, mais réellement poétique de cette romance somme toute, très fleur bleue. On retrouve bien là, cette spécificité française du ton juste et de l’élégance dans la drôlerie sans vulgarité.
Charlotte Gainsbourg peut aussi être charmante. Gael Garcia Bernal craquant avec son pétit accent latino. Les rôles secondaires sont, paradoxalement, primordiaux ! Chabat à contre-emploi est irrésistible. On se plonge avec délices dans cet univers onirique qu’on ne distingue pas forcément de la réalité ; ce qui ne gène en rien la compréhension du sujet : la rencontre de deux êtres qui découvrent leur attirance commune à travers les atermoiements d’une complicité de goûts , de fantaisie… et plus, puisque affinités !

Arlette Welty-Domon