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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Affiche

Scoop

Grande Bretagne - 2006  - 1h36

Réalisation :
Réalisation et Scénario : Woody Allen ; Photographie : Remi Adifarasin
Decors : Maria Diurkovic ; Costumes : Jill Taylor ; Montage : Alisa Lepselter ; Son : S. Malenfant. P. Glossop ; Production : BBC Films et Ingenious Film Partners (GB) ; Distribution : TFM Distribution France
Interprétation : Scarlett Johansson (Sondra Pransky), Woody Allen (le magicien Splendini), Hugh Jackman (Peter Lyman), Ian McShane (Joe Strombel).
Auteur :
On ne présente plus Woody Allen dont on connaît la fascination pour la magie depuis son enfance et la virtuosité avec laquelle il l’a toujours pratiquée assidûment. Avec ce 35ème film - le second après "Match Point" avec Scarlett Johansson, que l’on reverra du reste dans le prochain - il nous livre une des fantaisies policières les plus drôles et les plus captivantes qu’il ait jamais imaginées.
Résumé :

Brillant journaliste à la carrière jalonnée de scoops, Joe Strombel vient de mourir sans pouvoir exploiter ses dernières intuitions dans l’énigme du tueur au tarot. Il arrive cependant à tromper la vigilance des Enfers et à passer ses infos à une jeune étudiante en journalisme qui, faisant équipe avec le grand magicien Splendini, reprend l’enquête. Cette collaboration loufoque qui les mène à un invraisemblable coupable –un riche et séduisant aristocrate- devrait venir à bout de la réticence du spectateur le plus anti allenien. 

Analyse :
La construction comique et dramatique de Scoop est aérienne et éblouissante. En quelques plans au montage serré la pugnacité de Joe est exposée par le prologue auquel répondra en miroir le coup de théâtre du dénouement, l’un et l’autre bafouant allègrement la camarde. Entre les deux, les péripéties de l’enquête dévoilent subtilement l’évolution inverse de la motivation du magicien et de l’étudiante pris dans une réjouissante et complice fausse relation père-fille : Sondra, naïve, enthousiaste, imprudente, adorable, s’éprendra de Peter Lyman tout en séduisant Splendini qui, après avoir traîné les pieds, se prend progressivement au jeu du détective. En renonçant presqu'entiérement aux habituels ressorts de la psychanalyse et du sexe, et dans la lignée du meilleur Groucho, la profusion ininterrompue de gags et du feu d’artifice verbal de Woody renoue avec sa veine comique la plus efficace. Il n’est pas jusqu’à la musique qui ne participe à cette facétieuse et romantique entreprise par les larges emprunts qu’elle fait aux mélodies magiques des ballets de Tchaikowski. (Jean-Michel Zucker)