Logo de protestants.org
Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

logo   

Shrek 2

Etats-Unis, 2004 - 1h45

Réalisation : Film d'animation réalisé par Andrew Adamson, Kelly Asbury, Conrad Vernon. Scénario : Andrew Adamson, J. David Stern, Joe Stillman, David N. Weiss. Musique : Harry Gregson-Williams. Prod. : DREAMWORKS. Dist. : U.I.P.
Interprétation : Avec les voix de : Mike Myers (Shrek), Eddie Murphy (l'âne), Cameron Diaz (Fiona), Julie Andrews (la reine), Antonio Banderas (le chat potté)
Auteur :

Andrew Adamson a  été un des auteurs de Shrek 1 en 2001, tandis que Kelly Asbury a réalisé Spirit en 2002. L'un et l'autre travaillent pour le compte de DREAMWORKS, grand concurrent des studios Disney

Résumé :

L'histoire commence où finissait Shrek 1 : à la lune de miel entre Shrek et Fiona, après leur mariage. Une dure épreuve attend Shrek : rencontrer les parents de Fiona et leur faire admettre que leur gendre est un ogre. Epreuve d'autant plus délicate qu'il va se heurter à la marraine de Fiona, puissante fée et mère du Prince Charmant, qui ne rêve que de caser son fils en lui faisant épouser Fiona après avoir brisé le couple de Shrek. Mais Shrek sera aidé par un nouveau venu, le Chat Potté, redoutable spadassin aux yeux langoureux et à la voix de velours, qui, d'abord son ennemi, lui vouera ensuite une entière dévotion.

Analyse :

On pouvait craindre que ce nouvel opus des aventures de Shrek ne tombe dans la répétition du premier. Il n'en est rien. Sans doute l'effet de surprise ne joue-t-il plus. Sans doute aussi Shrek s'est-il un peu civilisé et a-t-il perdu de son aspect d'ogre peu ragoûtant qui réveillait chez le spectateur le souvenir du "caca-boudin" de la maternelle. Sans doute, surtout, ce nouveau film a-t-il un peu abandonné cette façon de prendre à contre-pied les concepts fondateurs des contes, qui constituait la grande originalité du premier. Ceci dit, le Shrek nouveau est encore plus hilarant que son prédécesseur, et fonctionne de façon complètement débridée à partir de deux ressorts comiques : le premier, dans un bric-à-brac délirant, fait appel au pastiche, à la parodie, au clin d'oeil, au joyeux télescopage des références culturelles (tout y passe : la télé, les magazines people, la musique, la famille américaine, le star system, les personnages de contes ...) ; le second repose sur une succession de gags visuels dignes de la grande comédie américaine du temps du muet. Il faut dire que la richesse de l'animation moderne et des effets spéciaux ouvre à ce genre de comique des possibilités infinies.

Jean Lods