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Cinéma

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Tout est pardonné

2006 – France -1h45   

(Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2007)

 

Réalisation :
Réalisation et scénario : Mia Hansen-Love – Images : Pascal Auffray – Montage : Marion Money Son : Vincent Vatoux -  Production : David Thion (Les films Pelléas) –Distribution : Pyramide
Interprétation : Paul Blain (Victor), Marie-Christine Friedrich (Annette), Constance Rousseau (Pamela), Olivia Ross, Carole Franck
Auteur :

Mia Hansen-Love est née en 1981. Comédienne (joue dans « Fin août, début septembre » d’O. Assayas), elle a été rédactrice aux Cahiers du Cinéma. A réalisé des courts-métrages. « Tout est pardonné » est son premier long-métrage.

Résumé :

Victor vit à Vienne avec Annette et leur petite fille Pamela. Ils vont bientôt retourner à Paris. Annette espère que ce changement aidera Victor à trouver un travail et à arrêter la drogue. Mais c’est le contraire qui se produit. Onze ans plus tard, Pamela, belle adolescente de 17 ans, veut revoir son père.

Analyse :

Il y a dans ce premier film un charme incontestable. La critique est d’ailleurs très positive !
Il tient, certainement, à la finesse des dialogues et à l’interprétation des acteurs, jeunes et inconnus. L’histoire se déroule dans une apparente simplicité, alors qu’en fait, les relations sont complexes. Victor (Paul Blain) vit avec Annette, sa compagne autrichienne, une relation difficile. Il est désoeuvré, inconstant et inconsistant. Le milieu de sa belle famille (riche et sûrement bien pensante) est ressenti comme un poids. Victor semble peu s’intéresser à Annette, pourtant belle et sensible. Mais il vit une relation fusionnelle avec Pamela, la petite fille. Victor se livre à un commerce illicite (la drogue) mais Annette ferme les yeux ! Erreur fatale ! De retour à Paris, le couple se délite peu à peu. Victor s’enfonce dans l’alcoolisme et la drogue. Séparation dramatique : Annette part avec Pamela ; lui va vivre aux crochets d’un copain et avoir une aventure avec une jeune fille droguée. Celle-ci mourra d’overdose à ses côtés….
Onze ans vont passer. On comprend que Victor a trouvé des raisons de vivre, grâce au choc salutaire du départ d’Annette et de sa fille bien-aimée. Mais aucune relation n’a pu subsister, car Annette n’a pas pardonné, et a décidé de ne pas pardonner le comportement de Victor !
De qui alors viendra le pardon ? de Pamela, qui va retrouver son père grâce à la sœur de Victor. Belle jeune fille, qui s’ouvre à la vie et reconnaît le Père ! Mais, voilà, par un coup scénarique (un peu gênant !) ce père retrouvé meurt subitement, laissant à Pamela, quelques lignes l’invitant à vivre pleinement.
En fait, il semble que peu à peu ce beau premier film perd de sa substance… Un certain ennui même se dégage. Peut-être est-il trop loin des affects ? « Approcher de la vérité » (des personnages) sans mettre les émotions en avant (sans « les mettre en scène »), voilà ce que semble avoir voulu la réalisatrice.

Alain Le Goanvic