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Cinéma

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Un coeur invaincu

Angleterre 2007 1h48

Réalisation :
Réalisation : Michael Winderbottom ; Scénario et dialogues : John Orloff d'après le livre de Mariane Pearl ; Photo : Marcel Zyskind ; Montage : Peter Christelis ; Musique : Molly Nyman, Harry Escott ; Production : Entertainment/Revolution Films
Interprétation : Interprétation : Angelina Jolie (Mariane Pearl), Dan Futterman (Daniel Pearl), Archie Panjabi (Asra), Infan Khan (Capitaine), Denis O'Hare (John Bussey), Will Patton (Randall Bennett), Gary Wilmes (Steve Levine)
Auteur :

Michael Winderbottom est de nationalité britannique. Il est né le 9 mars 1961 à Blackbum (Royaume Uni). "Un coeur invaincu" est son quinzième long métrage. Ce réalisateur se fait un devoir de transformer l'actualité la plus brûlante en films de fiction solidement documentés et tournés comme des reportages sur le vif. Il a ainsi traité de la guerre en ex Yougoslavie ("Welcome to Sarajevo" 1997), de l'immigration clandestine (In this world 2002), ou du terrorisme international ("The Road to Guantanamo" (2005)). Citons encore : "Tournage dans un jardin anglais" (2004), "9 songs" (2004), "Code 46" (2003)....

Résumé :

L'histoire vraie de Daniel Pearl, journaliste américain d'origine juive, en mission au Pakistan, enlevé puis assassiné. Sa femme Mariane qui l'accompagnait, enceinte au moment de l'enlèvement, fera tout pour le retrouver. Le film reconstitue la traque que les services pakistanais et américains ont vainement menée pour le retrouver vivant.

Analyse :

On connaît les circonstances d’écriture du livre de Mariane Pearl : faire connaître à son fils, Adam, ce père qu’il ne rencontrerait jamais. Mais le film, adaptation pourtant fidèle du livre, sert-il réellement ce propos ? C’est un très bon thriller à la mode américaine, entièrement centré sur l’enquête, très active, des proches de Daniel Pearl et de la police pakistanaise, du jour de sa disparition au jour où l’on eut la certitude de sa mort. De ce point de vue ce film est très réussi. Mais on regrette de ne pas en savoir plus sur la personnalité de ce journaliste et ses motivations à l’occasion de cette mission au Pakistan, ni sur le contexte des réseaux terroristes dans ce pays, ni sur le Pakistan lui-même et ses relations avec l’Amérique. Ce qui réussit à passer en revanche, c’est le message de Mariane Pearl lorsqu’elle s’adresse aux ravisseurs, message d’ouverture et d’appel à la paix. Mais fallait-il toute cette « machinerie » de film policier pour présenter un tel message ?

Maguy Chailley