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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Adieu Gary

France, 2h15, 2009

Réalisation : Réalisation et Script : Nassim ALLOUACHE. Musique : le Trio JOUBRAN. (The oud of the year !)
Interprétation : Jean-Pierre BACRI ; Dominique REYMOND ; Yasmine BELMADI ; Sabrina OUAZANI.
Auteur :

Méconnu à ce jour, agé de 32 ans, Allouache s’est fait remarquer par quelques courts métrages dans différents Festivals et fut sélectionné pour la Caméra d’Or de Cannes.

Résumé :

Le long d’une rue écrasée par la chaleur de l’été, au bord d’une gare désaffectée, proche d’une usine vidée de ses machines, quelques personnes vivent au ralenti leurs ennuis, leurs petites combines, leurs amours et leurs tentatives d’en faire quelque chose.

Analyse :

Mélancolique mais pas triste du tout ce film émouvant est la métaphore d’une France mise aux marges de la société. Les personnages, tous approchés avec délicatesse et attention, ont des origines plus ou moins incertaines bien qu’il y ait plusieurs arabes ! Avec un Bacri (Francis) cherchant sa place entre deux chaises, une Dominique Reymond (Maria) tendre et souriante mais pas plus à l’aise, et ce garçon (Samir) sorti de prison qui décidemment ne discerne pas son avenir. Pourtant ce long tunnel le long de la voie ferrée rouillée du générique d’ouverture n’est-il pas l’annonce d’une sortie vers la lumière ? Voilà que le frère de Samir apprend l’arabe avec le désir d’aller « retourner » dans ce Maroc qu’il ne connaît pas, que Nejma (révélée par Khechiche ) la belle fille du bistrot travaille le chant accompagnée par le Oud en vue de conquérir la capitale. Francis, lui, lorsqu’il ne se penche pas à sa fenêtre, va dans son usine morte terminer la machine qu’il avait travaillée toute sa vie. Et il finit par y intéresser son propre fils !<
Et puis, il y a cet étrange personnage, statufié depuis le début du film, dans l’attente immobile et muette du retour hypothétique d’un père disparu. Et voilà, ô miracle du cinéma ! que ce père mythique, le Gary Cooper des westerns que le fils dévorait devant l’ écran de télévision, revient ! Avec les images, les couleurs, le cheval et la musique qu’il faut ! Et voilà que tout d’un coup le spectateur réalise que cette rue de la désolation est un décor de Western ! Et qu’en face du minable bistrot il y avait une Maison du Peuple, siège d’un local syndical dont les jeunes adultes décident de jeter à la poubelle le matériel et les revendications surannées. Afin semble t il de développer dans ce lieu de nouvelles activités : de l’« animation » pour les enfants et, pour les vieux, une mosquée ! Une coda bien ambiguë qui fait naître beaucoup de questions !

Mélancolique mais pas triste du tout ce film émouvant est la métaphore d’une France mise aux marges de la société. Les personnages, tous approchés avec délicatesse et attention, ont des origines plus ou moins incertaines bien qu’il y ait plusieurs arabes ! Avec un Bacri (Francis) cherchant sa place entre deux chaises, une Dominique Reymond (Maria) tendre et souriante mais pas plus à l’aise, et ce garçon (Samir) sorti de prison qui décidemment ne discerne pas son avenir.
Pourtant ce long tunnel le long de la voie ferrée rouillée du générique d’ouverture n’est-il pas l’annonce d’une sortie vers la lumière ? Voilà que le frère de Samir apprend l’arabe avec le désir d’aller « retourner » dans ce Maroc qu’il ne connaît pas, que Nejma (révélée par Khechiche ) la belle fille du bistrot travaille le chant accompagnée par le Oud en vue de conquérir la capitale. Francis, lui, lorsqu’il ne se penche pas à sa fenêtre, va dans son usine morte terminer la machine qu’il avait travaillée toute sa vie. Et il finit par y intéresser son propre fils !
Et puis, il y a cet étrange personnage, statufié depuis le début du film, dans l’attente immobile et muette du retour hypothétique d’un père disparu. Et voilà, ô miracle du cinéma ! que ce père mythique, le Gary Cooper des westerns que le fils dévorait devant l’écran de télévision, revient ! Avec les images, les couleurs, le cheval et la musique qu’il faut ! Et voilà que tout d’un coup le spectateur réalise que cette rue de la désolation est un décor de Western ! Et qu’en face du minable bistrot il y avait une Maison du Peuple, siège d’un local syndical dont les jeunes adultes décident de jeter à la poubelle le matériel et les revendications surannées. Afin semble t il de développer dans ce lieu de nouvelles activités : de l’« animation » pour les enfants et, pour les vieux, une mosquée ! Une coda bien ambiguë qui fait naître beaucoup de questions !