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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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FISH TANK

(Angleterre - 2009 - 2h04)

Réalisation : Andrea Arnold - Scénario et dialogues : Andrea Arnold - Photo : Robbie Ryan BSC - Décor : Helen Scott - Montage : Nicolas Chaudeurge - Son : Joakim Sundström
Interprétation : Katie Jarvis (Mia) - Michael Fassbender - Kierston Wareing (Joanne) - Rebecca Griffiths (Tyler) - Harry Treadaway (Billy) - Sydney Mary Nash ( Keira)
Auteur :

Andrea Arnold est anglaise. Elle est né en 1961. Elle réalise d'abord des court-métrages dont "Wasp" qui obtient en 2004 l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction. Elle réalise en 2006 "Red Road" présenté à Cannes dans la sélection officielle, qui a obtenu le prix du jury. "Fish Tank" a également fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2009 où il a obtenu le prix du jury.

Résumé :

Mia a 15 ans. Sa vie est bouleversée lorsque sa mère ramène à la maison un nouveau petit ami.

Analyse :

Procès de la parentalité défaillante ? Description d'une adolescence en cité; avec rêve de danse et violences intra-familiales ? Andrea Arnold dresse de Mia, cette adolescente révoltée et rejetée par ses pairs et par sa mère, un portrait sans concession. Violence verbale permanente, traduisant une agressivité défensive. Elle ne semble s'apaiser que lorsqu'elle cherche à libérer une jument qu'elle imagine maltraitée par ses maîtres ou lorsqu'elle s'entraîne à danser, avec l'espoir d'un recrutement dans une troupe. Il est vrai que l'atmosphère familiale est particulièrement tendue.... Le changement progressif de comportement de Mia à l'arrivée du nouveau petit ami de sa mère est dû à l'attention que celui-ci lui porte, l'encourageant dans ses velléités de danse. Une attention ambiguë faite de camaraderie, de sentiment paternel mais aussi de séduction. On devine la suite.... Est-ce le procès des adultes qui est présenté ici : mère immature qui ne cherche qu'à draguer et rejette sa fille aînée - "beau-père" immature également et incestueux ? Est-ce une critique sociale qui nous montre une classe d'âge féminine, sans autre perspective que l'alcool, le désir de consommation, et la volonté de séduire à tout prix ? Déjà dans "Red Road" Andrea Arnold décrivait déjà une vie assez désespérée dans des cités sans horizon. Mais ici la fin nous laisse apercevoir une lueur d'espoir lorsque Mia semble prendre en mains son destin. Dans la scène d'adieux avec sa mère et sa jeune soeur, elle arrive paradoxalement à établir des liens avec celles-ci, à travers une ébauche de chorégraphie avec l'une et des "injures" pleines d'affection envers l'autre. Un film âpre mais pas désespéré.

(Maguy Chailley)