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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Good Time

(Etats Unis/Luxembourg - 2017 - 1h40)

Réalisation : Ben Safdie - Scénario : Josh Safdie et Ronald Bronstein - Montage : Benny Safdie et Ronald Bronstein - Musique : Oneohtrix Point Never - Distribution France: Ad Vitam
Interprétation : Robert Pattinson (Connie), Benny Safdie (Nick), Jennifer Jason Leigh (Corey), Buddy Duress (Ray).
Auteur :

Josh et Benny Safdie sont nés et ont grandi à New York. Leurs deux premiers longs métrages, Lenny and the kids et Mad love in New York, ont été sélectionnés à la Quinzaine des réalisateurs en 2006 et 2014. Good time était en compétition à Cannes en 2017.

Résumé :

Un braquage qui tourne mal. Connie réussit à s’échapper mais son frère Nick est pris. Connie va essayer de le faire sortir de prison coûte que coûte.

Analyse :



Ce film pourrait avoir comme sous-titre : une aventure des pieds nickelés dans les bas fonds de New York. En effet, les personnages sont déjantés, improbables et le décor new-yorkais sinistre. Mais les deux héros, deux frères comme les deux réalisateurs, sont attachants car ils s’aiment vraiment. Nick, un peu demeuré, ne parle que de son frère et Connie, guère plus doué, ferait tout pour Nick. Il va d’ailleurs essayer de le faire évader de l’hôpital où celui-ci est détenu. Malheureusement, sous les bandages, Connie se trompe et fait évader un autre détenu, tout aussi folklorique que les deux frères. Va se mêler à ce trio une jeune noire de 16 ans, sympathique mais écervelée ! Tout cela se passe la nuit, dans les friches industrielles de la grande ville et dans une gigantesque foire, habitée par son seul gardien. Les comédiens, tous excellents, y compris le célèbre acteur de la série Twilight, Robert Pattinson, lancent des vociférations plus qu’ils ne parlent tandis que l’action se passe à toute allure sous une musique tonitruante. Les péripéties des acteurs sont filmées avec beaucoup d’adrénaline et il y a de nombreuses sous-intrigues comme le braquage de la poste, les courses poursuites, le passage chez la grand-mère noire, la recherche du magot dans le train fantôme… Et pourtant, la première scène est calme, déjà irréelle. On y voit un psychologue interroger Nick : quelle différence entre un couteau et une poêle à frire ? On est tout de suite dans l’ambiance générale du film. Le même psychologue réapparaît dans la dernière scène où Nick est contraint à des exercices grotesques. Ce n’est pas un thriller bien construit mais plutôt une chevauchée délirante qui ne manque pas d’allure et où le rire est bien présent.

Jean Wilkowski