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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Grand froid

(France / Belgique / Pologne - 2017 - 1h28)

Réalisation : Gérard Pautonnier - Gérard Pautonnier, co-scénariste Avec Jean-Pierre Bacri (Georges), Arthur Dupont (Eddy), Olivier Gourmet (Edmond Zweck) Joël Egloff - Image : Philippe Guilbert - Montage : Nassim Gordji Tehrani - Distribution France : Diaphana Films.
Interprétation : Avec Jean-Pierre Bacri (Georges), Arthur Dupont (Eddy), Olivier Gourmet (Edmond Zweck)
Auteur :

Gérard Pautonnier réalise ici son premier long métrage (titre de travail Les affaires reprennent), après des productions télé et quelques courts métrages (Chippendale Barbecue, 2006, 0h12 ; L'étourdissement, 2015, 0h23). Comme pour ce dernier film, il utilise pour Grand Froid un roman de Joel Egloff qu'il scénarise avec l'auteur.

Résumé :

Dans une bourgade endormie, l'entreprise de pompes funèbres Zweck est dans le coma : plus de quoi payer les deux salariés, inoccupés. Un décès miraculeux, et voilà la vie qui repart ! Mais le voyage vers le cimetière situé dans une région inconnue et gelée réservera des surprises crescendo... Il ne faudrait tout de même pas abuser des miracles !

Analyse :



 "Un corbillard ne fait jamais demi-tour !" restera l'un des formules réussies de cette comédie qui s'alimente à un riche terreau de sombres thèmes : la mort, les faux-semblants, l'incompréhensible... et bien sûr le froid : de la neige, des corps, de l'insensibilité.

Le film est une comédie entre le gentil et le cruel, animée par des portraits de groupes — employés des pompes funèbres, curé et enfants de chœur, fossoyeurs, famille du défunt... — inventifs et bien dessinés ; les gags et coups de théâtre tombent au bon moment, les dialogues contiennent des pépites, et l'on a même droit à quelques fantasmagories nocturnes. L'incertitude vient souvent rallumer notre attention, et le final, tout à fait inattendu, nous fait soudain glisser d'un registre dans un autre... après quoi l'histoire se remet tout calmement sur les rails qu'elle n'aurait pas dû quitter.

Malgré tout, le rythme très lent du démarrage plombe un peu l'ambiance générale, le numéro d'Olivier Gourmet est pour une fois en demi-teinte, et la prudente gestion de final acrobatique lui enlève peut-être de sa force de percussion. Une agréable distraction néanmoins.

Jacques Vercueil