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Cinéma

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Jamais entre amis (Sleeping with other people)

(Etats-Unis, 2015, 1h41)

Réalisation : Headland Leslye - Scénario : Leslye Headland - Image : Ben Kutchins - Montage : Paul Frank - Musique : Andrew Feltenstein - Production : Sidney Kimmel
Interprétation : Alison Brie (Lainey), Jason Sukeidis (Jake), Adam Scott (Matthew), Amanda Pett (Paula)
Auteur :

Lesley Headland est née en 1981 et a étudié à la Tisch School of Art à New-York. En 2012 elle écrit et réalise un long métrage Bachelorette. Elle travaille aussi dans les séries télévisées comme scénariste. Jamais entre amis a été présenté au festival du film américain de Deauville 2015.

Résumé :

Jake et Lainey se rencontrent à l’Université de Columbia, coup de foudre et première expérience sexuelle pour les deux. Treize ans après, ils se retrouvent par hasard à New-York. L’un comme l’autre, ils sont à la recherche du grand amour, tout en changeant fréquemment de partenaires. Ils décident de devenir amis et de s’entraider.

Analyse :



Voici une belle comédie hollywoodienne comme on les aime. Nous voilà revenus au bon temps de Vicente Minnelli, de Billy Wilder ou de Mike Nichols dont le film, Le lauréat (1967) est même cité dans cette réalisation. Nous sommes là encore dans la bourgeoisie new yorkaise, blanche et hétérosexuelle et la réalisatrice est sage : pas de mouvement de caméra violent, pas de caméra à l’épaule, pas de bande son assourdissante. Il y a cependant une grande différence avec les années 50-60 : adieu la pruderie, le sexe est omni présent en 2015. Rassurez-vous, le film n’est pas hard et les acteurs, tous très bons, restent largement habillés même dans les scènes les plus chaudes. Par contre, en parole, le sexe est bien là le plus souvent en mode humoristique et décontracté ce qui nous fait passer de bons moments. Le passage le plus comique du film est celui où Jake fait un cours à Lainey sur la masturbation féminine en s’aidant d’une bouteille vidée de son jus de fruit. Un film distrayant avec un happy end d’une prévisibilité rassurante et plein de bons sentiments. Cela change agréablement des films américains noirs et violents qui fleurissent en ce moment.

Jean Wilkowski