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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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La promesse (The Promise)

(Etats-Unis/Espagne, 2016, 2H14)

Réalisation : Terry George - Scénario : Terry George et Robin Swicord - Image : Javier Aguirrearobe - Musique : Gabriel Yared - Montage : Steven Rosenblum - Distribution : Films sans frontières.
Interprétation : Oscar Isaac (Michael Boghosian), Charlotte Le Bon (Ana), Christian Bale (Chris Meyers), Daniel Gimenez Cacho (le père Andreasian)
Auteur :

Terry George, irlandais, a d’abord été scénariste puis il est devenu également réalisateur avec Some mother’s son (1996). Il a réalisé ensuite Hôtel Rwanda (2004), Reservation road (2007), Coup de filet (2011) et La promesse (2016).

Résumé :

Peu avant la Première guerre mondiale, Michael Bogoshian quitte son village arménien pour faire médecine à Constantinople. Un journaliste américain, Chris Meyers, y couvre l’actualité, accompagné d’une artiste arménienne, Ana, dont il est amoureux. La guerre éclate et le génocide arménien se profile...

Analyse :



C’est une page tragique de l’Histoire, le génocide arménien (plus d’un million de morts d’avril 1915 à juillet 1916), qu’évoque La promesse, dans une reconstitution éblouissante de la Turquie d’alors. Les nombreuses communautés de Constantinople vivent alors en paix dans tous les quartiers de la ville, pleins de vie, de couleurs et de parfums. Survient la guerre de 1914 : tout s’écroule, les Turcs s’allient aux Allemands, l’empire ottoman éclate et la haine se déverse, plus particulier celle des Turcs sur les Arméniens (pro-russes). Ce film plein de grâce, servi par la musique majestueuse de Gabriel Yared, raconte plusieurs destins humains qui vont être bouleversés ou anéantis dans le désastre. La cruauté des assaillants et les faits de génocide, jamais reconnus par le pouvoir turc, contrastent avec la splendeur de la nature autour de villages pittoresques et de paysages désertiques s’ouvrant sur la mer. Le tournage a été effectué en partie au Portugal, en Espagne et à Malte. Combats, trahisons ou actes de courage sont bien amenés. Le rôle exemplaire du journaliste d’Associated Press, acharné à découvrir la vérité et à la rapporter, a été créé en grande partie pour les besoins de financement du film, a indiqué lui-même le réalisateur. Les magnifiques acteurs du triangle amoureux sont touchants et l’on se laisse prendre, comme dans Le docteur Jivago (David Lean, 1965) à cette tragique histoire d’amour. 

Françoise Wilkowski-Dehove