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Cinéma

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Le Garçon et la Bête

(film d’animation japonais – 2016 - 1h58)

Réalisation : Hosoda Mamoru - Scénario : Mamoru Hosoda - Direction artistique : Takashi Omori - Direction animation : Takaaki Yamashita - Musique : Masakatsu Takagi - Studio d’animation : Chizu - Production : Toho company – Distribution France : Gaumont
Interprétation :
Auteur :

Mamoru Hosoda est né en 1967. Il entre en 1991 aux studios d’animation Toei pour apprendre son métier et collabore à des séries. De 2005 à 2011 il travaille pour les studios Madhouse avant de créer le sien : Chizu. Ses principales œuvres sont : La traversée du temps (2006), Summer wars (2009) et Les enfants loups (2012).

Résumé :

Suite au décès de sa mère, le jeune Kyuta fugue dans Tokyo. Il trouve un passage secret qui le mène au pays des Bêtes. Il deviendra le disciple de Kamutesta, un ours mal léché et apprendra à devenir adulte.

Analyse :



Bienvenue au pays des mangas ! J’avais en souvenir les dessins animés de mon enfance, de celle de mes enfants et petits-enfants, les sirupeux et bébêtes Walt Disney, Bambi ou Jumbo. Puis sont venus les films d’animation comme Kirikou ou Minuscule et côté japonais, le grand Miyasaki avec Le voyage de Chiriko ou Le château dans le ciel. Ici, avec Hosoda nous franchissons une étape supplémentaire et plus rien ne sépare ce film d’animation de ses grands frères, les films asiatiques violents, si ce n’est l’absence de sexe. Kyuta, le jeune héros que l’on suit de 9 à 19 ans est un adolescent malheureux, agressif, en quête de repères, très contemporain en somme et son maître, Kamutetsu, une brute épaisse, rien à voir avec des personnages de dessins animés ! Les thèmes abordés : la confrontation du Bien et du Mal, les difficultés pour un adolescent à grandir et à se forger une stature d’adulte sont bien traitées même si c’est parfois un peu simpliste. On trouve aussi de multiples références à Star wars avec la Force et aussi à Moby Dick et sa baleine. Beaucoup de scènes de bravoure ponctuent le film comme les combats entre les Bêtes et surtout les scènes finales à Tokyo avec la baleine noire qui détruit la ville et le dernier combat des héros. Malgré des énervements passagers dus à la frugalité du discours, on est pris par la beauté et la profusion des images et la maestria du studio d’animation. C’est du très grand travail et, malgré la linéarité du propos, si l’on accepte de se laisser entraîner par le souffle du récit, on est fasciné par le spectacle que nous donne Hosoda.

Jean Wilkowski