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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Le dernier coup de marteau

(France – 2014 – 1H)

Réalisation : Delaporte Alix – Scénario Alix Delaporte, Alain Le Henry - Image : Claire Mathon – Montage : Louise Decelle – Musique : Evgueni Galperine, Sacha Galperine – Son : Pierre Tucat, Arnaud Rolland, Eric Tisserand – Décors : Hélène Ustaze - Production : Hélène Cases - Lionceau films
Interprétation : Romain Paul (Victor) - Grégory Gadebois (le chef d’orchestre) - Clotilde Hesme (la mère)
Auteur :

Alix Delaporte est née en 1969. Débute à l'agence CAPA comme journaliste-caméraman. Elle réalise ensuite le documentaire Comme dans un rêve sur Zinédine Zidane. Suit des cours à la Fémis dans le domaine de l'écriture de scénario et réalise ses premiers courts-métrages. En 2010, premier long métrage Angèle et Tony. Son dernier film, Le dernier coup de marteau, a obtenu plusieurs récompenses dont le Prix Marcello Mastroianni pour Romain Paul - prix du meilleur jeune acteur Festival de Venise.

Résumé :

Victor, 14 ans, vit dans le sud de la France, en Camargue, dans une caravane avec sa mère qui souffre d’un cancer. Elle semble le pousser vers son père qu’il ne connaît pas. Celui-ci est un chef d’orchestre connu qui est de passage à Montpellier pour y diriger la Sixième symphonie de Malher.

Analyse :



Ce film met en scène un enfant qui vit dans l’angoisse de voir sa mère malade dont il pressent la fin prochaine inéluctable et qui découvre son père, en même temps que la musique classique à laquelle il ne connaît rien. Fortement influencé par sa mère, il finit par pousser la porte de l’Opéra de Montpellier et celle de la loge de son père. Il y découvre l’univers des répétitions d’un orchestre et cherche à apprivoiser son père.

C’est un film d’apprentissage, de transmission, l’histoire d’une perte (celle de la mère), d’une découverte (celle du père et de la musique), et de la naissance d’un premier amour (avec la jeune voisine espagnole) à travers lesquelles l’enfant se construit.

Le jeune Romain Paul qui interprète un Victor buté, rebelle, querelleur- il fait penser à River Phoenix (ce dernier a d’ailleurs inspiré Alix Delaporte) - est excellent et mérite pleinement le prix du meilleur jeune acteur à la Mostra de Venise 2014. Quant au talent de Clotilde Hesme et de Grégory Gadebois, il n’est plus à démontrer…

La réalisatrice a choisi un style volontairement elliptique. Le spectateur peut adhérer à ce style épuré, à ce choix de la pudeur et de la retenue ou bien souhaiter plus d’éclaircissements et trouver que le film manque parfois de cohérence. Très joli film, donc, émouvant, mais dont le scénario pourrait être plus construit.

Dominique Sarda