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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Le grand méchant renard

(France - 2017 - 1h20 - Animation)

Réalisation : Benjamin Renner, aidé de Patrick Imbert - Scénario et dialogues de Benjamin Renner, d’après sa bande dessinée - Musique : Robert Marcel Lepage - Distribution France : Studiocanal
Interprétation : Voix des animaux : Guillaume Darnault (le renard), Céline Ronte (la poule), Boris Relingher (le loup)
Auteur :

Benjamin Renner est né en 1983. Il a fait des études aux Beaux Arts d’Angoulême où il obtenu un diplôme de bande dessinée. Il réalise en 2009 un court métrage : La queue de la souris et en 2012 : Ernest et Célestine

Résumé :

Le film est constitué de trois petits récits dont les personnages sont des animaux de basse-cour, ainsi que le renard et le loup. Il est présenté au public par un personnage facétieux, sur une scène de spectacle.

Analyse :



 C’est un adorable film d’animation français. J’y ai beaucoup ri, presque plus que le petit garçon qui était un rang derrière moi. Un rire franc, net et sans arrière-pensée, devant toutes les trouvailles du metteur en image. On s’amuse d’abord avec une cigogne feignante qui confie le bébé qu’elle devait livrer, à un cochon malin, associé à un lapin et un canard débiles. Il y a ensuite un renard qui veut se faire aussi méchant que le loup et qui vole trois œufs dans l’espoir de manger de bons poulets quelques mois plus tard et, enfin, c’est le retour des cochon, lapin et canard qui volent au secours du Père Noël. L’humour est poétique et déjanté, le graphisme est très doux, les couleurs pastel dénuées d’agressivité et les voix bien choisies. De même, la musique est parfaite avec des allusions au Pierre et le loup de Prokofiev. Citons des moments touchants et cocasses : quand les poussins naissent, ils prennent le renard pour leur maman et veulent, comme tout renard qui se respecte, croquer des poulets ! Il y a aussi un panda qui ne parle que chinois – mais il est compris par le lapin ! -- et les poules qui s’organisent en association pour prendre des cours d’autodéfense afin de lutter contre le renard. Ce n’est ni du Godard ni du Scorsese,mais on sort de la salle de cinéma sur un petit nuage. Par les temps qui courent, ce n’est pas si mal.

Jean Wilkowski