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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Randonneurs amateurs (A Walk in the Woods)

(Etats-Unis – 2015 - 1h44)

Réalisation : Kwapis Ken – Scénario : Michael Arndt (alias Rick Kerb) et Bill Holderman - Image : John Bailey – Montage : Julie Garces et Carol Littleton – Musique : Nathan Larson - Distribution France : Metropolitan Filmexport
Interprétation : Robert Redford (Walter Bryson), Nick Nolte (Steve Katz), Emma Thompson (Catherine Bryson)
Auteur :

Ken Kwapis, réalisateur, producteur et scénariste natif (1958) du Middle West américain, a étudié le cinéma à Los Angeles (USC, Université de Californie du Sud). Il réalisa à partir de 1983 des téléfilms et épisodes de séries ; sur grand écran on lui doit surtout des comédies sans prétention comme Dunston : Panique au palace (1996), L'Éducatrice et le Tyran (1997), etc. En 2012, Miracle en Alaska (Big Miracle) sur le (réel) sauvetage de trois baleines amorce un intérêt pour la nature auquel les Randonneurs fait suite.

Résumé :

Un vieil écrivain, qui n'a plus grand chose à faire, décide de parcourir la Piste des Appalaches, 3 000 kilomètres de montées et descentes dans le désert boisé des montagnes allant de la Georgie au Maine (l'équivalent de Madrid à Prague... mais sans plaines). Son épouse lui impose un compagnon de randonnée : seul volontaire, venu du profond Iowa, un camarade d'enfance perdu de vue depuis longtemps, et pour cause...

Analyse :



L'histoire vécue de Stephen Katz (pseudonyme d'un certain Matt Angerer) et Bill Bryson a été narrée par ce dernier, écrivain de voyages, dans son livre-succès de 1998 A Walk in the Woods (traduction complète : Balade en forêt : redécouverte de l'Amérique sur la piste des Appalaches). Robert Redford, séduit par le bouquin, voulut en faire un film, qu'il produisit.

Ce film de randonnée comprend tous les ingrédients du genre : camaraderie en montagnes russes, avec la découverte du partenaire, de ses évidents défauts et de ses qualités cachées ; confrontation aux vertus et aux cruautés de la solitude et de l'éloignement du quotidien familier, entre paix et angoisse ; pittoresque des personnages de rencontre, gros bras ou aguicheuses plus ou moins résistibles, permettant à chacun de prendre la mesure de ses faiblesses ou de sa résistance ; beauté de la nature – immenses paysages des Appalaches, et ravissants petits coins de rivière ou de forêt – mais aussi sa brutalité : tempête de neige, baignade forcée, grosses bêtes effrayantes, pièges de la falaise...

On passe sur cette longue piste un moment agréable et plein d'humour avec de bons acteurs – Nick Nolte ressemble de façon amusante au vrai Bill Bryson, mais c'est Redford qui joue le rôle ! – et l'on n'en veut pas à ces deux grands-pères de gémir beaucoup alors qu'ils font preuve d'une remarquable endurance... mais il n'y a guère de nouveauté ni d'imprévu dans ce spectacle, qui ne devrait pas rester longtemps dans les mémoires.

Jacques Vercueil