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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Seul sur Mars

(U.S.A. – 2015 – 2h24)

Réalisation : Scott Ridley - Scénario : Drew Goddard (d’après l’œuvre de Andy Weir) – Image : Dariusz Wolski et Mark Patten – Montage : Pietro Scalia - Décor : Zoltan Horvath - Musique : Harry Gregson Williams - Production : 20th Century Vox – Distribution France : Twentieth Century Fox France
Interprétation : Matt Damon – Jessica Chastain – Kristen Wiig – Jeff Daniels – Michael Pena – Sean Bean – Kate Mara – Sebastian Stan
Auteur :

Ridley Scott est né en Grande Bretagne en 1937. Après des études d’art il devient, à la BBC, chef opérateur puis chef décorateur avant de passer à la réalisation. Parmi ses œuvres les plus connues : Alien (1979), Blade Runner (1982), tous deux dans la science fiction, puis Thelma et Louise (1991), Gladiator (2000). Il revient à la science fiction avec Seul sur Mars qui est son 25° long-métrage.

Résumé :

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Analyse :



Référence incontournable à propos de ce film : Robinson Crusoë et tout récit racontant ce qui arrive à un homme resté seul (sur une île ou tout lieu isolé, après un naufrage, ou un abandon volontaire par d’autres), sans autre aide pour survivre que son courage, ses connaissances et sa débrouillardise, toujours soutenu par l’espoir de voir arriver (par hasard ou par projet) d’autres humains pour le sauver. A partir de cette ouverture narrative vont intervenir différents développements. Techniques d’abord : tout ce qu’arrive à faire cet homme utilisant au mieux soit les ressources du lieu où il a échoué (très peu de choses sur Mars…) soit ce que le « naufrage » lui a laissé à disposition (là il est beaucoup plus gâté)…. Développements psychologiques également : comment supporter la solitude, surmonter le sentiment d’abandon, garder espoir. Tout cela est bien présent dans ce film.

Va s’y rajouter un va et vient entre le « naufragé » et ceux qui vont tenter de le tirer d’affaire, tous atteints d’un grand sentiment de culpabilité : l’avoir abandonné le croyant mort ou se demandant si on fait suffisamment d’efforts pour le sauver. Et puis il y a l’espace…et les effets spéciaux que cela rend possible. La 3D rajoute de l’ampleur à ces effets spéciaux.

Comme dans Gravity les navigateurs de l’espace ne sont pas seulement des hommes et c’est même une femme qui commande dans la navette spatiale. Dans les bureaux de la NASA ceux qui suivent au jour le jour l’aventure sont de toutes couleurs. Un film très consensuel donc qui va même jusqu’à faire intervenir la Chine pour monter l’opération finale de sauvetage.

A tout cela on prend plaisir, même (et surtout) si on est incapable de juger de la faisabilité technique de ce qu’arrive à accomplir le naufragé et de ce que tentent ses sauveteurs. On se laisse convaincre par ses connaissances et son ingéniosité. C’est un hymne au courage, à l’optimisme, à la solidarité et à la science.

Maguy Chailley