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Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

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Tanna

(Australie, Vanuatu, 2016, 1h44)

Réalisation : Bentley Dean, Butler Martin - Scénario et production :  Bentley Dean, Martin Butler – Photographe : Bentley Dean – Montage : Tania Michel Nehme - Son : Emma Bortignon – Distribution France : Urban Distribution
Interprétation : Mungan Dian (Dian), Marie Wawa (Wawa), Marceline Rofit (Selin), les membres de la tribu Yakel de l’île de Tanna.
Auteur :

Bentley Dean et Martin Butler sont deux cinéastes australiens ayant produit chacun deux films documentaires. Tanna est leur premier long métrage de fiction.

Résumé :

Dans l'une des dernières tribus traditionnelles du monde, une jeune fille rompt son mariage arrangé pour s'enfuir avec l'homme qu'elle aime. Les amoureux déclenchent ainsi une guerre qui menace leur clan.
Ce film est une histoire vraie qui bouleversa la vie des habitants d’une petite île du Pacifique, Tanna, et qui fit réviser la constitution du Vanuatu. 

Analyse :



Parmi les 83 îles qui constituent le Vanuatu (ex-Nouvelles Hébrides) se situe l’île de Tanna. Encore maintenant, dans cette île, il n’y a ni électricité, ni télévision, ni routes, ni état civil. Les habitants vivent en quasi-autarcie sous la protection du volcan Yasur qui a pour eux, bien sûr, une dimension religieuse primordiale. Toujours en activité, il est le volcan le plus accessible au monde : on peut venir au bord même du cratère pour admirer ses projections incandescentes. Le film n’est cependant pas un documentaire. Il y a une vraie histoire d’amour à la façon de Roméo et Juliette, les deux familles rivales étant deux tribus voisines en guérilla continuelle, avec des chefs de tribu et des chamans animistes qui font respecter la coutume. Les paysages, particulièrement bien filmés, sont à couper le souffle : forêt primaire, villages primitifs, immenses banians où se cachent les enfants, cascades et surtout le volcan en perpétuelle éruption. Les personnages, des villageois de l’île sont parfaitement naturels et crédibles. Une mention particulière pour la petite sœur de l’héroïne, Wawa, réplique féminine du Jean-Pierre Léaud des 400 coups. Bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser à Jean Jacques Rousseau et à son mythe du bon sauvage mais les acteurs sont sans aucune mièvrerie et l’histoire reste véridique même si elle est un peu linéaire.

Jean Wilkowski