Logo de protestants.org
Cinéma

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil

logo   

Pauline détective

(France – 2012 - 101 minutes)

Réalisation : et scénario : Marc Fitoussi - Montage : Martine Giordano - Musique originale : Tim Gane et Sean O’Hagan - Décors : Samuel Deshors - Costumes : Marité Coutard - Producteurs : Carole Scotta, Caroline Benjo, Simon Arnal, Barbara Letellier – Distribution : Haut et Court
Interprétation : Sandrine Kiberlain (Pauline), Audrey Lamy (Jeanne), Claudio Santamaria (Simone).
Auteur :

Après un cursus universitaire d'anglais et d'histoire de l'art, Marc Fitoussi entre au Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle où il se forme au métier de scénariste puis il tourne comme réalisateur plusieurs courts métrages dont Illustre Inconnue et Bonbon au poivre. En 2007, il réalise son premier long métrage, La vie d’artiste, avec Sandrine Kiberlain et  Denis Podalydés. En 2010 sort son deuxième film Copacabana et en 2012 Pauline détective.

Résumé :

Pauline,  rédactrice en chef du magazine Le nouveau détective, nage dans le bonheur et met un terme à son analyse, lorsque son petit ami la plaque. Pour la consoler, sa sœur et son beau frère l’emmènent en vacances avec eux sur la riviera italienne. Déformation professionnelle ou paranoïa, Pauline croit voir des assassins partout, alors qu’un tueur en série est recherché.  La disparition inexpliquée d’une cliente de l’hôtel relance son goût de l’enquête. Elle se met à explorer diverses pistes avec la complicité forcée du maître nageur. Deux ou trois coups de théâtre surviendront.

Analyse :



Cette comédie, qui se veut pétillante,  légère et divertissante, avec des références à Agatha Christie et Blake Edwards, ne parvient jamais à la hauteur de ses prétentions et s’enlise dans le banal et la platitude avec un scénario peu crédible. La première demi-heure du film, qui se veut l’introduction de l’intrigue policière et se passe à Paris, est totalement vide. Les dialogues sont creux et le scénariste n’a pas grand-chose à dire et tire à la ligne. On attend encore avec patience qu’il se produise vraiment quelque chose. Las, nouvelle déception, l’arrivée des protagonistes en Italie s’accompagne de clichés désolants : un maître nageur bien roulé, un directeur d’hôtel amant de la réceptionniste, un âne qui bloque la route, etc. Pour remplir ce néant, le scénario mise sur la beauté du soleil méditerranéen pour faire ressortir la couleur des parasols et des maillots de bain.

Heureusement, il y a la belle Sandrine Kiberlain, sans laquelle le film n’existerait même pas. Sa blondeur aux tâches de rousseur et sa féminité sont bien mises en valeur par les couturiers tandis que son professionnalisme de grande comédienne, formée au théâtre, l’aide à s’en sortir dans ce texte bâclé, où elle tente un rôle de Fantômette. Audrey Lamy, en starlette de série télé, tire également son épingle du jeu. Voilà un film aseptisé, que les compagnies aériennes peuvent programmer sans risque sur les vols de nuit.

(Françoise Wilkowski-Dehove)