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Cinéma

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Spring Breakers

(USA – 2012 - 92 minutes)

Réalisation : et scénario : Harmony Korine - Photographe : Benoît Debie - Musique : Cliff Martinez, Skrillex, Sebastian - Distribution : A24 Films
Interprétation : James Franco (Alien), Vanessa Hudgens (Candy), Selena Gomez (Faith), Rachel Korine, épouse du réalisateur ( Cotty), Ashley Benson (Brit)
Auteur :

Né en 1973, il passe son enfance à Nashville avant de vivre à New York. A 19 ans il signe son premier scénario, Kids, de Larry Clark. Deux ans plus tard, son premier film, Gummo, est remarqué à Venise. De 1999 à 2005, il traverse une longue crise de dépression et toxicomanie. Il réalise trois films avant Spring breakers. Ce dernier film a obtenu le prix Futur Film Festival Digital Mostra de Venise 2012.

Résumé :

Quatre jeunes étudiantes amies depuis l’enfance décident d’aller se défouler en Floride pour le « spring break », les vacances de printemps. N’ayant pas assez d’argent, elles braquent un fast-food pour s’en procurer. Arrivées en Floride, après quelques jours de folie sur la plage en bikini et un séjour en prison, toujours en bikini, pour usage de cocaïne, elles font la connaissance d’un chef de gang trafiquant de drogue qui paye leur caution pour sortir de prison. Une des filles renonce et rentre chez elle, une autre est blessée et les deux dernières, vaguement amoureuses de leur chef, deviendront des tueuses dans un règlement de comptes entre bandes rivales.

Analyse :



L’action débute dans une salle de cours d’une faculté américaine où les étudiants sont derrière leur ordinateur et font autre chose que suivre le cours. Les quatre amies s’ennuient et ont surtout envie de partir en vacances. Le but de ces vacances de printemps est de s’enivrer d’alcool, de danse et de drogue, accessoirement de sexe mais ce n’est pas leur préoccupation principale. La caméra accompagne cette frénésie en multipliant les ralentis, les mouvements incessants, les micro-flashbacks qui nous tournent la tête sans oublier les gros plans sur les bikinis et leurs trémoussements. Bien sûr la musique est omniprésente avec force décibels.

 Nous sommes emportés dans un monde irréel de jeux vidéo et de séries télé où la morale est radicalement absente. Ce sont de jeunes chiens fous en liberté qui symbolisent l’absurdité de notre monde de consommation à outrance. C’est dérangeant, captivant et surtout complètement en dehors de nos conventions ; ce n’est pas de tout repos.

Si vous allez voir ce film, vous vous sentirez dans la peau d’un Claude Lévy Strauss découvrant une tribu d’Amazonie et cette expérience vaut le coup.

(Jean Wilkowski)