logo



PROtestants et FILmophiles

PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain


ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - EN SALLE - FESTIVALS



Retour vers la page du groupe du groupe de Mulhouse.

Ours d'argent Alfred-Bauer-Preis pour un film qui ouvre de nouvelles perspectives, Berlin 2014, prix de la FIPRESCI

Autres articles sur ce film

  • César doit mourir des frères Taviani (C. Champeaux et J. Champeaux)
  • Emission Ciné qua non du 23 avril 2014 (A. Welty-Domon, M. Chailley, D. Sarda et C. Bonnet)
  • Aimer, boire et chanter (Life of Riley) (J. Champeaux)
  • Emission Champ Contrechamp du 25 mars 2014 (J. Lods, F. Lods, J. Zucker et J. Champeaux)
  • Un ours chinois (W. Verlaguet)
  • Aimer, boire et chanter (Life of Riley) (W. Verlaguet)
  • Les fiches de film du groupe Mulhouse

    Aimer, boire et chanter (Life of Riley)

    Jubilatoire mais soporifique, grotesque mais génial

    Il arrive que les films vus par notre groupe Pro-Fil mulhousien nous divisent entre « ceux qui ont adoré » et « ceux qui ont détesté ». Ce fut encore le cas avec Aimer, boire et chanter, l'ultime film d'Alain Resnais entre ceux qui ne supportent pas d'une manière générale la théâtralisation du cinéma et ceux qui apprécient la subtilité de la forme pour mieux souligner le message. N'est-ce pas tout l'intérêt d'un groupe de cinéphiles que de pouvoir confronter des points de vue, de manière à apprendre de l'autre ce qui l'aura ému ou au contraire rebuté, en nous interrogeant les uns les autres sur ce que nous attendons du cinéma ?

    Si telle était l'intention d'Alain Resnais dans ce film qu'il savait sans doute être son dernier, ce testament est réussi. Dans un décor de carton-pâte, évoquant l'univers du théâtre, une répétition d'une pièce est d'ailleurs en cours, un futur mort (Georges) va réveiller ses amis endormis, embourgeoisés, empâtés: ceux qui ont oublié de vivre alors que lui-même représente la vie.

    La dramaturgie d'une pièce dans la pièce et le crescendo du suspens nous rappellent que finalement « all the world is a stage » où Alain Resnais retrouve l'inspiration calvinienne du « monde comme une scène » (« du théâtre de la gloire de Dieu »). Georges n'est-il pas Alain Resnais et vice-versa ? Georges va mourir, il le sait et il invite les femmes de ses amis à d'ultimes vacances à Tenerife, mais laquelle a-t-il vraiment l'intention d'emmener ? Nous ne le saurons pas puisqu'elles sont toutes persuadées d'être la vraie et la seule invitée.

    La proposition de Georges/Resnais a le mérite de mettre chaque couple devant ses responsabilités, de les remettre en mouvement, principalement les maris (qui n'ont vraiment pas le beau rôle). Resnais nous livre ici un film testament pour que nous n'oublions pas l'essentiel, c'est-à-dire pour lui, la joie, la vérité et le vin. Dans la mise à nu de ces trois couples, où chaque personnage dit tour à tour une vérité, soulignée par le passage sur un fond noir et blanc.

    La mise à nu des trois couples nous interpelle sur ce qui nous émeut dans l'autre, comme dans la vie. Et si la vie n'était que de répondre à cette question ?

    Roland Kauffmann

    Mentions légales

    Siège social, 40 rue de Las Sorbes, 34070 Montpellier

    Secrétariat national, 390 rue de Font Couverte Bât. 1, 34070 Montpellier
    04 67 41 26 55 - secretariat@pro-fil-online.fr

    Contact