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  • Edito (J. Vercueil)
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    Diplomatie de Schlöndorff.

    Nous ne surprendrons pas : nous avons beaucoup aimé le film (notation moyenne 15,1/20) et admiré le formidable duo des acteurs principaux. Réminiscence de tragédie classique avec ses unités de temps, lieu et action.
    Il fut discuté de l’obéissance et de ses limites, des aspects théologiques (alternance d'ombre et de lumière chez les personnages, le sacrifice d'Abraham), de la diplomatie qui emploie les moyens pour obtenir la fin, du jugement moral que l'on porte confortablement 50 ans après, de la tenue en haleine bien que le dénouement soit connu d'avance, des grandes qualités des scénario, prise de vue et montage etc.
    La question «que feriez-vous à ma place ? » a aussi alimenté la réflexion des présents.
    Schlöndorff soutient que la possibilité de réconciliation Franco-allemande s'est jouée sur cette désobéissance, ce qui n'est sans doute pas faux.

    En bonus, un commentaire de Danielle ELLUL (qui n'a pu être présente) :

    Paris sera-t-elle réduite en cendres, « sacrifiée » par son gouverneur militaire, le général von Choltitz, sur l'injonction d'un dieu dément, sur l'ordre d'un Führer qui se venge de sa défaite imminente et se repaît du sang de ses victimes ?

    Le film n'est pas une reconstitution historique mais la mise en scène d'une problématique presque cornélienne : comment un soldat dressé à une obéissance aveugle peut-il, sans être déshonoré, se résoudre à ne pas exécuter un ordre ? A quel moment la désobéissance devient-elle un devoir moral ?

    Tout est prêt pour l'holocauste, mais au moment même où l'irréparable va être déclenché, surgit le consul suédois Raoul Nordling. Avec toutes les armes de l'espion et le charme du diplomate (y compris l'hypocrisie et le mensonge), il va s'efforcer de manipuler son adversaire, de semer en lui le doute et l'angoisse.

    Il s'ensuit une joute oratoire à haute tension où chacun défend ses valeurs et son idéal. Face à l'obéissance surhumaine du général von Choltitz, se dresse un autre témoignage vivant de la grandeur humaine : Paris, ses ponts, ses musées et ses monuments historiques ; Paris, et ses millions d'habitants ordinaires et héroïques...

    Au dernier moment, parce que toute humanité n'est pas détruite en lui, le général von Choltitz renonce à jouer le rôle d'Abraham : il ne livrera pas Paris aux flammes. Délié de son obéissance fanatique, il assume alors le rôle d'Isaac, entrant délibérément dans le temps risqué de la confiance et de la liberté.

    J'ai tout à fait apprécié le jeu de N. Arestup et l'ambiguïté d'A. Dussolier.

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