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Groupe local de Toulouse

Vendredi 16 novembre c’était Girl de Lukas Dhont

Articles en ligne pour ce film :



   Voilà un film qui aura déclenché des réactions tranchées et opposées dans notre groupe !

Et malgré cela aucun affrontement ni prise de bec acérée. Très bon signe d’individualités fortes qui se respectent cependant !

Cas rare, deux couples ont même décidé de ne pas voir le film et donc de ne pas venir à la réunion.

Pour l’un "Nous en avons assez de ce tapage permanent autour des LGBT" et pour l’autre "Ce sujet me met beaucoup trop mal à l’aise".

La règle admise par tous est que le binôme de présentation choisit le film et tout le groupe se rallie à son choix ; malgré cela, cette dérogation exceptionnelle a été comprise par tous sans problème.

Pour en revenir au film, les notes en fin de discussion se sont réparties entre 3 et 18/20.

Commençons par les impressions négatives : Le contexte général n’a rien de crédible car tout l’environnement est diablement favorable, compréhensif : la famille, les professeurs, le monde médical, les condisciples, les élèves du cours de danse etc. Tout juste une petite taquinerie au sein de l’école de danse. Ensuite les séquences de danse sont trop présentes et ne peuvent présenter d’intérêt que pour des spécialistes. Egalement, la prise de vue caméra à l’épaule qui tourne autour de Lara est lassante. Enfin, l’exposé quotidien de situations dramatiques frappant des millions de personnes en précarité extrême relativise singulièrement un problème individuel dans un contexte globalement favorisé. Voilà pour l’essentiel.

Quant aux commentaires positifs, ils ont rélevé : Le projet du metteur en scène n’est pas de montrer le combat d’un jeune garçon contre l’environnement mais contre son corps ; contre ce qu’il est, pour devenir ce qu’il sait être vraiment. Le choix étonnant d’un environnement totalement positif permet de se concentrer sur l’intime de Victor/Lara. C’est cette volonté inflexible, bien que jeune, d’une nature totalement féminine appliquée à modifier son corps masculin, que cherche à montrer le réalisateur. Car la volonté de Lara de devenir ballerine n’est qu’un moyen dans sa démarche de dominer un corps qu’elle n’accepte pas. Cette exploration de l’intime est menée avec beaucoup de pudeur et le jeu de l’acteur principal est totalement à la hauteur de la démarche. Au delà de la question transgenre, il nous est sans doute montré que devenir soi-même peut éxiger une vue extrèmement précise du but visé et la mise en oeuvre d’une volonté sans relache.

Moyenne des notes : 12,25 / 20

 

 

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