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Archive des éditos

Edito : mars 2018

2018 : l’année Bergman

Le centenaire de la naissance  d’Ingmar Bergman sera l’occasion d’une floraison  d’événements que la Fondation qui porte son nom s’est vu confier la mission de coordonner, tandis que  se multiplieront les adaptations théatrales ou télévisuelles, les documentaires, les écrits inédits. Ainsi un scénario inédit -64 minutes avec Rebecka-, qui devait être accolé à un film de Fellini et de Kurosawa, sera-t-il bientôt porté à l’écran. Souvent distingué dans les Festivals -Ours d’or à Berlin, Lion d’or pour sa carrière à Venise,  Prix du jury et Prix de la mise en scène à Cannes, et trois fois Oscar du meilleur film en langue étrangère-. Bergman est aussi l’unique cinéaste ayant reçu une « Palme des Palmes » à Cannes en 1997. Parmi les nouveautés  il faut signaler le superbe ouvrage édité par Taschen, Les Archives Ingmar Bergman où l’on retrouve, magnifiquement illustrée, toute sa filmographie, et sept films qui arrivent dès le 5 mars en copies restaurées . Ses créations, comme celles de tous les grands artistes, se sont nourries de son enfance dont il affirme dans Laterna Magica, son autobiographie, qu’il en a  « arpenté les chemins »: un père pasteur luthérien rigide, un frère membre actif du parti nazi, une fascination en 1934 pour Hitler au cours d’un séjour en famille allemande. Bergman se rend tout jeune au théâtre, sa grand mère l’emmène au cinéma,  on offre aux enfants un petit projecteur et il  a 12 ans quand son père obtient qu’il visite les studios de Stockholm. Ainsi sa première apparition au cinéma se  manifeste-t-elle par le scénario du  très noir Tourments (1944) de Alf Sjöberg tandis que son éternelle interrogation à propos de l’animosité réciproque de ses parents lui fait écrire celui du film de Bille August, Les meilleures intentions, palme d’or à Cannes en 1992. A 20 ans, très inspiré par Ibsen et Strinberg, il consacre presque tout son temps à son activité de metteur en scène de théatre  qui se poursuivra toute sa vie. C’est le  monteur de Victor Sjöström, Oscar Rosander, qui au cours  d’une collaboration  remarquable sur 12 films, dont le  1er Crisis (1946), lui a selon lui tout appris, et ses premiers films sont empreints de l’influence du cinéma français des années 1930 et notamment de Marcel Carné. Marié 5 fois, Bergman séduit et se laisse séduire, se complaisant à travers ses oeuvres dans la description des femmes,  le comique et surtout le tragique des relations de couple vus à travers le regard des femmes. En 1965, son 27ème film, Persona, tourné sur son île de Farö -dualité de l’individu écartelé entre son moi social et son moi intime- ramène à la vie un Bergman malade et déprimé; et Cris et chuchotements (1971) est accueilli comme une œuvre sublime et déroutante. Même lorsqu’il s’est fâché avec son pays pendant 9 ans, le réalisateur n’a jamais voulu répondre aux sirènes états-uniennes et a gagné l’Allemagne où, thème inédit dans sa longue filmographie, il aborde l'enfance avec Fanny et Alexandre. Produit pour la télévision, Sarabande (2003) sera son chant du cygne.

Jean-Michel Zucker

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