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Fiche technique :

Réalisation et scénario : Christopher Zalla - Chef opérateur : Igor Martinovic - Montage : Aaron Yanes - Son : Steve Borne - Musique : Brian Cullman - Production : Per Melita, Ben Odell - Distribution : Tamasa Distribution

Avec :

Jesus Ochoa (Diego), Armando Hernandez (Juan), Jorge Adrian Espindola (Pedro), Paola Mendoza ( Magda)Christopher Zalla, né au Kenya, a été étudiant à l’Université de Columbia où il a obtenu un Master « Fine Arts MFA » avec mention. Padre Nuestro est son premier film de fiction et obtient le Prix Spécial du Jury à Sundance (2007).Juan et Pedro, deux jeunes mexicains, émigrent clandestinement à New York. Pedro pense y retrouver son père, Diego, qu’il croit propriétaire d’un grand restaurant. Il garde précieusement sur lui une lettre de sa mère, avec l’adresse de Diego. Mais pendant le voyage, Juan lui vole la lettre et décide d’usurper son identité. Se faisant passer pour son fils, il se présente à Diego et découvre alors que celui-ci n’est qu’un pauvre plongeur. De son côté, Pedro perdu dans New York, rencontre Magda, une jeune femme qui se prostitue occasionnellement pour se payer sa drogue.Deux trajectoires sont racontées en montage parallèle et nous plongent dans un monde sordide où règnent la pauvreté et la lutte pour la survie. Peu d’espoir de réussir dans la vie misérable de clandestins, en butte au racisme et aux contrôles de police, qui les renverront tôt ou tard à la frontière mexicaine. Pedro et Juan se rencontrent dans le camion qui les emmène illégalement aux USA. Pedro est sympathique et animé du désir de rencontrer son père, qu’il croit riche. Pedro, intelligent, et sachant gagner la confiance des gens, est en fait sans scrupules. Il va montrer son savoir faire et exploiter honteusement Diego. Celui-ci, obscur plongeur dans un restaurant, a caché de l’argent, beaucoup d’argent dans son minable logement (probablement pour un retour futur au pays). Les jours passent, Diego, brave type un peu rustre se laisse peu à peu amadouer par l’usurpateur, qui joue habilement du sentiment de culpabilité qui l’habite. On devine, grâce aux questions répétées de Juan, qu’il a violé la mère de Pedro, d’où la naissance de Pedro! Contre toute attente, Juan est gagné par le remords, touché par la transformation de Diego qui s’accroche à ce « fils », tombé du ciel. Mais l’engrenage est trop bien lancé, les bons sentiments sont inefficaces. Pedro, flanqué de la pauvre Magda, va vivre l’errance dans les bas quartiers de Brooklyn, bien loin de cette Amérique riche et prospère qui crée chez les clandestins mexicains ou autres d’amères désillusions. Sa recherche désespérée du père dans un monde hostile donne une dimension tragique à ce film social, à résonances documentaires.
Dans ce premier long-métrage prometteur, tourné avec caméra sur l’épaule et en plans rapprochés, les personnages nous émeuvent, particulièrement le duo Diego / Pedro, empêtrés dans leurs sentiments contradictoires. (Alain Le Goanvic)

Padre Nuestro

Argentine, Etats-Unis d'Amérique, 2010, 110min.

Réalisation : Christopher Zalla

Biographie :

(Diego), Armando Hernandez (Juan), Jorge Adrian Espindola (Pedro), Paola Mendoza ( Magda)Christopher Zalla, né au Kenya, a été étudiant à l’Université de Columbia où il a obtenu un Master « Fine Arts MFA » avec mention. Padre Nuestro est son premier film de fiction et obtient le Prix Spécial du Jury à Sundance (2007).

Résumé :

Juan et Pedro, deux jeunes mexicains, émigrent clandestinement à New York. Pedro pense y retrouver son père, Diego, qu’il croit propriétaire d’un grand restaurant. Il garde précieusement sur lui une lettre de sa mère, avec l’adresse de Diego. Mais pendant le voyage, Juan lui vole la lettre et décide d’usurper son identité. Se faisant passer pour son fils, il se présente à Diego et découvre alors que celui-ci n’est qu’un pauvre plongeur. De son côté, Pedro perdu dans New York, rencontre Magda, une jeune femme qui se prostitue occasionnellement pour se payer sa drogue.

Analyse :

Deux trajectoires sont racontées en montage parallèle et nous plongent dans un monde sordide où règnent la pauvreté et la lutte pour la survie. Peu d’espoir de réussir dans la vie misérable de clandestins, en butte au racisme et aux contrôles de police, qui les renverront tôt ou tard à la frontière mexicaine. Pedro et Juan se rencontrent dans le camion qui les emmène illégalement aux USA. Pedro est sympathique et animé du désir de rencontrer son père, qu’il croit riche. Pedro, intelligent, et sachant gagner la confiance des gens, est en fait sans scrupules. Il va montrer son savoir faire et exploiter honteusement Diego. Celui-ci, obscur plongeur dans un restaurant, a caché de l’argent, beaucoup d’argent dans son minable logement (probablement pour un retour futur au pays). Les jours passent, Diego, brave type un peu rustre se laisse peu à peu amadouer par l’usurpateur, qui joue habilement du sentiment de culpabilité qui l’habite. On devine, grâce aux questions répétées de Juan, qu’il a violé la mère de Pedro, d’où la naissance de Pedro! Contre toute attente, Juan est gagné par le remords, touché par la transformation de Diego qui s’accroche à ce « fils », tombé du ciel. Mais l’engrenage est trop bien lancé, les bons sentiments sont inefficaces. Pedro, flanqué de la pauvre Magda, va vivre l’errance dans les bas quartiers de Brooklyn, bien loin de cette Amérique riche et prospère qui crée chez les clandestins mexicains ou autres d’amères désillusions. Sa recherche désespérée du père dans un monde hostile donne une dimension tragique à ce film social, à résonances documentaires.
Dans ce premier long-métrage prometteur, tourné avec caméra sur l’épaule et en plans rapprochés, les personnages nous émeuvent, particulièrement le duo Diego / Pedro, empêtrés dans leurs sentiments contradictoires.

Alain Le Goanvic

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