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Fiche technique :

Madar (La mère)

Iran, 1952, 120min.

Réalisation : Esmail Kushan

Biographie :

Après le succès du film Dokhtar-e Far?ri (version doublée en persan de Premier Rendez-Vous) en 19456, Esmail Koushan (en) produit le premier film parlant iranien réalisé en Iran, Tuf?n-e Zendegi (« Tempête de la vie »), réalisé en 1947 par ‘Ali Dary?bigi, un metteur en scène formé en Allemagne. Le film n’est pas un succès mais Kushan fonde alors la compagnie Pars Films, qui sera un des principaux studios d'Iran jusqu’en 1979. Esmail Koushan, à la base un entrepreneur diplômé en économie en Europe, se lance dans la production de films étrangers doublés en persan et de films commerciaux iraniens. 

Résumé :

Il réalise aussi des films populaires relativement médiocres comme Sharms?r (1950) et M?dar (« La mère », 1952). 

Analyse :

C'est donc dans les années 1950 que se développe une industrie cinématographique iranienne : entre 1949 et 1955, cinquante-huit films sont produits en Iran. En 1958, vingt-deux compagnies de production tournent en Iran. La mode des films commerciaux de cette époque est d'imiter les fictions produites en Turquie, en Égypte, et particulièrement en Inde. Des séquences chantées et dansées sont d'ailleurs insérées, parfois en couleur. Les films produits pendant cette période adoptent un genre au niveau national, le film f?rsi : « un mélodrame populaire où se retrouvent dans un dosage varié des séquences de chants, de danses, de bagarres et où le bien finit toujours par triompher » selon Agnès Devictor7.

C'est également après la Seconde Guerre mondiale qu'est fondé le premier festival du film en Iran. En décembre 1949, le K?nun-e melli-e film (« Société Nationale du Film Iranien ») voit le jour en tant que club et librairie de cinéphiles au Musée d'archéologie d'Iran. Ses membres organisent le premier festival de film en Iran, projetant des films britanniques en 1950 et des films français en 1951. La Société Nationale du Film Iranien pose les fondations des films alternatifs et non-commerciaux en Iran.

Béat Crèvecoeur

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