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Fiche technique :

Réalisation :Réalisation : Chris Kraus ; Musique : Annette Focks

Avec :

Monica Bleibtreu, Hannah Herzsprung, Sven Pippig, Richy Müller, Vadim Glowna

Quatre minutes (Vier Minuten/ 4 minutes)    

Allemagne, 2008, 112min.
"Quatre minutes" a obtenu le prix du jury et un double prix d'interprétation féminine au Festival Musique et Cinéma (Auxerre 2007) ainsi que la cigale d'or au Ciné-Festival en pays de Fayence 2008

Réalisation : Chris Kraus

Biographie :

Chris Kraus a étudié à l’Académie du film à Berlin de 1991 à 1998. Il réalise son premier film en 2002 : « Scherbentanz ». Il est par ailleurs scénariste et coproducteur. "Quatre minutes" a obtenu le prix du jury et un double prix d'interprétation féminine au Festival Musique et Cinéma (Auxerre 2007)

Résumé :

Une ancienne concertiste, professeur de piano dans une prison de femmes en Allemagne, découvre chez une détenue particulièrement violente et révoltée, un fabuleux talent d’interprète. Elle renversera tous les obstacles (nombreux), pour amener son élève en finale du concours national de piano des jeunes interprètes.

Analyse : Passée la surprise du début et une fois la chronologie maîtrisée, on finit par trouver ses marques et on se cale dans son fauteuil pour n’en plus décoller jusqu’à la fin. Passant par tous les stades du suspense, de l’angoisse, de l’émotion, on distingue deux lignes de force parallèles : celle récente, de la détenue, écorchée vive par la vie et celle du professeur, traumatisée il y a soixante ans pendant la guerre.
Jenny, la détenue, s’emploie à son auto destruction. Frau Kruger, le professeur, cherche à sauver le talent pur de cet être sauvage. Chacune d’elles découvrira sa propre vocation, tour à tour se dominant, s’apprivoisant parfois, et quoique n’ayant pas le même statut, s’affrontant à égalité jusqu’à découvrir, juste avant le générique de fin, l’espace de 4 minutes de musique, leur véritable épanouissement.
L’interprétation musicale de très haute volée est proprement sidérante et maintient le spectateur en état de choc, particulièrement à la toute fin du film.
Le hiatus entre l’univers carcéral et le nirvana musical où nous entraîne un piano magistralement maîtrisé, nous déstabilise. Mais avec quel bonheur !

Arlette Welty-Domon

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